Un super destroyer US aurait perdu de sa furtivité

© AP Photo / Robert F. BukatyЭскадренный миноносец типа "Замволт" на реке Кеннебек после выхода из судостроительной верфи Bath Iron Works в городе Бат, США
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Initialement conçu comme «furtif» face aux radars, le destroyer américain du projet Zumwalt récemment mis à l'eau aurait perdu cette capacité, son château ayant été construit en acier par souci d'économie, suggère The Business Insider.

Le chantier naval Bath, dans l'État américain du Maine, a mis à l'eau le troisième et dernier destroyer du projet Zumwalt, dont le château avait été fabriqué, afin de réduire les frais, en acier au lieu d'en matériaux composites, annonce la Marine US citée par le journal Business Insider.

Cette petite modification aurait pourtant été lourde de conséquences pour le bâtiment. Diffusant des photos du navire encore en chantier, The Business Insider affirmait fin décembre que le destroyer allait par conséquent perdre sa furtivité.

Le projet Zumwalt a connu un sort pas facile. Conçus comme des navires universels destinés à détruire des cibles marines et terrestres ainsi qu'à assurer la défense aérienne des escadres militaires, ces destroyers se sont avérés très onéreux. Si l'on fait les comptes des travaux de conception et de construction, chaque destroyer est revenu au Trésor américain à la bagatelle de quatre milliards de dollars. Soit un prix comparable à celui d'un porte-avions de type Nimitz ou de deux sous-marins nucléaires.

Le super-destroyer Zumwalt - Sputnik Afrique
Les super-destroyers Zumwalt: très chers et peu utiles pour la Marine américaine
La série initialement prévue de 32 destroyers a été réduite à trois navires. Les obus «intelligents» pour les systèmes d'artillerie de longue portée LRAP s'étant avérés monstrueusement chers (1,2 million de dollars la pièce), il a été décidé de les abandonner. L'artillerie conventionnelle des destroyers n'ayant pas obtenu de bons résultats, les navires ont été équipés de missiles de croisière.

La mise en service du destroyer amiral du projet DDG-1000 a été reportée pendant plusieurs années à cause d'avaries techniques. Le deuxième destroyer est tombé en panne tout de suite après sa mise à l'eau.

Les experts expliquent ces difficultés par la complexité du projet, un grand nombre de nouvelles technologies ainsi que par un financement insuffisant pour en maîtriser les coûts.

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