Pour Poutine, Skripal est «juste un espion et un traître, pas un défenseur des droits»

© AP Photo / PA/Andrew MatthewsMitarbeiter der Notdienste am Ort, wo Sergej Skripal und seine Tochter in der britischen Stadt Salisbury gefunden wurden
Mitarbeiter der Notdienste am Ort, wo Sergej Skripal und seine Tochter in der britischen Stadt Salisbury gefunden wurden - Sputnik Afrique
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Le scandale autour de l’affaire Skripal est artificiellement alimenté, a déclaré Vladimir Poutine, soulignant que l’ex-agent russe est «juste un espion et un traître, pas un défenseur des droits».

Lors d'un forum consacré à l'énergie à Moscou, Vladimir Poutine s'en est violemment pris à cet ex-agent du GRU, le renseignement militaire, le traitant de «vermine» et de «traître à la patrie».    

«En ce qui concerne les Skripal, ce nouveau scandale d'espionnage est artificiellement alimenté», a déclaré mercredi le chef d'État lors d'une séance plénière de la Semaine russe de l'énergie à Moscou.

«Je vois que certains de vos collègues défendent la thèse selon laquelle M.Skripal est presque un activiste des droits de l'Homme. Il est juste un espion. Un traître à la patrie. Le terme suivant existe, traître à la patrie. Et voici l'un d'entre eux», a souligné le Président.    

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Selon Vladimir Poutine, l'ancien agent double Sergueï Skripal continuait de collaborer avec les services secrets occidentaux après son emprisonnement de 5 ans en Russie et sa libération.

«Ce Skripal n'est qu'un traître. Il a été pris et sanctionné, il a passé 5 ans en prison. Nous l'avons libéré, il est parti [au Royaume-Uni] et continuait de collaborer et de conseiller les services secrets», a-t-il déclaré.    

Le 5 septembre, le parquet britannique avait formulé aux Russes Alexandre Petrov et Rouslan Bochirov quatre chefs d'accusation, notamment pour tentative de meurtre de l'ancien officier Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, ainsi que du policier britannique Nick Bailey. La Première ministre britannique a affirmé que les deux suspects étaient des hommes du GRU sans pour autant présenter de preuves pour appuyer ces allégations. Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que les noms et les photos des deux suspects russes ne prouvaient rien et que l'enquête sur des crimes aussi sérieux exigeait une analyse scrupuleuse et une coopération très étroite entre les structures de l'ordre des deux pays.

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