«Justice équitable» pour nos djihadistes? Des Français répondent à Nicole Belloubet

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Les propos de Nicole Belloubet sur l'«intervention» de la France en cas de peine de mort requise contre ses citoyens qui ont rejoint les rangs de Daech ont suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux, de la mise en cause des intérêts de l'État à la volonté qu'une sentence juste soit prononcée à l'égard de ces combattants.

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Autrefois la position du Canada qui considérait comme «bienvenus» sur le territoire fédéral ses ressortissants partis combattre avec Daech au Moyen-Orient semblait inacceptable en France. Mais aujourd'hui, le climat dans l'Hexagone serait-il devenu plus favorable aux djihadistes français encore en Irak et en Syrie et de retour de ces deux pays après les propos qu'a tenus hier Nicole Belloubet? Déterminée à «intervenir» pour négocier avec l'État en question si des ressortissants français y sont condamnés à mort, la ministre de la Justice française a déclenché sur les réseaux sociaux un débat animé.

Pour la plupart, les Français s'exprimant sur les réseaux sociaux partagent un rejet de la position de Mme Belloubet et mettent en cause les valeurs de la République, s'interrogeant d'ailleurs sur le fait de savoir s'il existe un châtiment suffisant pour ces citoyens français qui restent tout de même djihadistes.

Environ 90.000 signataires d'une pétition contre le retour des djihadistes en France lancée en novembre dénoncent le «scandale de l'année» qui se manifeste par des allocations versées aux terroristes par l'État français et par l'aide dont certains bénéficient pour rentrer sur le territoire national, alors que cela met en danger la sécurité intérieure de la République:

La France défendait précédemment la position catégorique d'«aller au bout de ce combat» pour élimination tous les terroristes, y compris de nationalité française, et estimait que c'était aux gouvernements locaux de les juger. Plusieurs utilisateurs rappellent cette position à la Ministère de la Justice.

Finalement, est-ce que la nationalité française donne des privilèges au terroriste, demandent d'autres qui qualifient le souhait de Mme Belloubet de renégocier la peine de mort pour «ses» djihadistes de «néo-colonialiste»:

Début janvier, la ministre des Armées Florence Parly avait précisé qu'entre 500 et 600 djihadistes français combattaient toujours au Proche-Orient, tout en constatant moins de 20 retours en France en 2017. Malgré le désir de ces djihadistes détenus en Syrie ou en Irak d'être rapatriés en France pour y être jugés, le «souhait légitime des autorités locales de juger les crimes commis sur leur territoire ne saurait être négligé», avait souligné la ministre.

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