Pyongyang prêt à partager ses compétences en matière spatiale avec l’Algérie

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Après que le Maroc a lancé son premier satellite espion, la Corée du Nord, par la voix de son ambassadeur en Algérie, vient de proposer à ce pays de le faire bénéficier de son expérience acquise dans le domaine spatial afin qu’il puisse mettre en orbite son propre satellite, rapporte le journal algérien El Ikhbaria.

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Le Maroc et l'Algérie, souvent considérés comme les deux «frères ennemis» du Maghreb, se sont engagés il y a des années dans une course effrénée à l'armement. C'est dans ce contexte que le royaume chérifien a lancé, le 8 novembre, son premier satellite d'observation militaire de haute résolution, le Mohammed-VI A. Cet appareil a été fabriqué avec l'aide de la France et mis en orbite par une fusée Vega tirée de la base de Kourou, en Guyane.

Peu après, l'Algérie a fait savoir par son ministère de la Défense qu'elle s'était préparée à ce lancement en déployant à sa frontière ouest avec le Maroc du matériel électronique ultra sophistiqué russe de surveillance et de brouillage. L'Espagne aussi a fait part de ses inquiétudes concernant ce satellite qui, à ses yeux pourrait amoindrir ses capacités de dissuasion.

Quelques jours auront suffi à la Corée du Nord, allié de vieille date de l'Algérie, pour lui proposer son soutien.

Le 17 novembre dernier, l'ambassadeur de Corée du Nord en Algérie, Choi Hyuk Chul, est monté au créneau dans une interview donnée au journal algérien El Ikhbaria. Il y faisait, état d'une proposition du gouvernement de son pays faite à l'Algérie pour l'aider à lancer son propre satellite.

«Nous serons très heureux de transférer nos compétences dans le domaine de l'espace à l'Algérie, et nous sommes prêts à accompagner l'Algérie pour lancer son propre satellite avec des mains algériennes et depuis l'Algérie, pas de l'Inde ou de la Chine», a déclaré l'ambassadeur.

Et d'ajouter que « l'embargo qui a été imposé à notre pays par les États-Unis et ses alliés a contribué au renforcement de nos capacités technologiques, pas uniquement dans le domaine militaire, et ce en ne comptant que sur nous-mêmes. Maintenant, nous disposons de hautes technologies dans des domaines comme l'agriculture, la fabrication des tracteurs, les techniques spatiales et l'énergie.»

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Dans la nuit du 7 au 8 novembre, une fusée Vega tirée de la base spatiale européenne de Kourou, en Guyane française, a placé en orbite héliosynchrone à 695 kilomètres le satellite d'observation de la Terre marocain Mohammed VI — A (Moroccan EO Sat1).La mise en orbite réussie de ce satellite fait du royaume chérifien le troisième pays africain, après l'Egypte et l'Afrique du Sud, à disposer d'un satellite conçu pour la reconnaissance militaire.

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