Les manœuvres d’Angela: Berlin ne sera pas du côté des USA dans la guerre contre la RPDC

© AP Photo / Michael SohnAngela Merkel
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La chancelière allemande Angela Merkel est claire: «L'Allemagne n'a pas l'intention de soutenir les États-Unis en cas de conflit sur la péninsule coréenne, ni de prendre automatiquement le parti de Washington en cas de guerre».

Les USA ne doivent pas songer uniquement à leurs intérêts, sinon «l'Amérique ne sera pas grande», a souligné la chancelière qui n'en est pas à sa première déclaration critique vis-à-vis des États-Unis. Selon la chaîne RT.

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«Non, automatiquement, non. Je dirai clairement: non. Je ne vois pas de solution militaire pour la Corée du Nord et je trouve cela absolument incorrect. Je pense que tout le spectre des instruments diplomatiques n'a pas encore été exploité», a répondu la chancelière à la question de savoir si Berlin serait un allié de Washington en cas de guerre contre Pyongyang.

D'après Angela Merkel, hormis les menaces militaires les USA doivent utiliser des instruments diplomatiques contre Pyongyang.

La chancelière a rappelé qu'il ne fallait pas oublier les causes et les conséquences de la tension sur la péninsule coréenne. Selon elle, un danger émane du programme nucléaire de Pyongyang c'est pourquoi les pays comme la Chine, le Japon et la Corée du Sud souhaitent dissuader le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

Une position similaire avait été exprimée plus tôt par le ministre allemand des Affaires étrangères Sigmar Gabriel, qui avait critiqué le président américain Donald Trump pour sa position belliqueuse.

«Le président américain emploie une rhétorique militaire inconcevable. Le risque étant que de telles escalades commencent par les paroles et se terminent par une ingérence militaire», a déclaré Sigmar Gabriel en commentant la dégradation des relations entre les USA et la Corée du Nord.

«Ce n'est pas la première démarche de l'Allemagne»

Ce n'est pas la première fois qu'Angela Merkel s'oppose à la position de Trump, rappelle le politologue Dmitri Abzalov, président du Centre des communications stratégiques.

«Ce n'est pas la première démarche de l'Allemagne vis-à-vis de Washington: il y a eu Nord Stream 2, les sanctions des USA contre l'Iran concernant l'accord nucléaire. Merkel n'a rien montré de nouveau», note l'expert.

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Et d'ajouter: «En cas d'aggravation le principal coup sera subi par la Corée du Sud, le Japon et la Chine par lesquels transitent les échanges. Par exemple, la Chine est aujourd'hui le principal partenaire de l'Allemagne. C'est pourquoi en cas de conflit militaire contre la Corée du Nord l'Allemagne pourrait subir d'importantes pertes économiques», estime Dmitri Abzalov.

«Le feu et la colère»

Après les déclarations sur les lancements de missiles de Pyongyang, Washington a adopté une position intransigeante vis-à-vis de la Corée du Nord. Aucune décision diplomatique américaine n'a encore été présentée. Au contraire, ces derniers jours, le président américain Donald Trump s'est permis plusieurs déclarations agressives contre Pyongyang.

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Il a déclaré que si la Corée du Nord poursuivait les essais nucléaires en menaçant la sécurité, Pyongyang pourrait être confronté au «feu et à la colère tels que le monde n'en a jamais vus». De son côté, Kim Jong-un a menacé l'île américaine de Guam d'une frappe nucléaire.

Dans le même temps, Washington et Séoul organisent d'importantes manœuvres militaires près de la frontière nord-coréenne avec la participation de près de 50.000 soldats sud-coréens et 17.500 soldats américains.

De leur côté, la Russie et la Chine ont mis au point une feuille de route pour réduire la tension sur la péninsule coréenne — le plan dit de «double gel». Ils ont proposé à Pyongyang de proclamer un moratoire sur les essais nucléaires et les lancements de missiles, et à la Corée du Sud et aux USA de renoncer aux manœuvres.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

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