Un front commun contre le terrorisme international ne pourra être créé que lorsque les puissances mondiales auront pris conscience de la nécessité de la coopération et de la compréhension mutuelle, a déclaré à Sputnik le secrétaire d'État du Saint-Siège, Pietro Parolin, qui entame sa visite à Moscou.
«C'est seulement lorsque les principales puissances sur la scène internationale concèderont que la coopération pour le bien de tous est la principale valeur à laquelle l'on doit aspirer que l'on pourra former de larges alliances, y compris contre le terrorisme fondamentaliste. Afin de vaincre le mal, la compréhension mutuelle et une sincère aspiration au bien sont nécessaires», a-t-il indiqué, commentant la proposition russe de créer un front antiterroriste commun avec les pays de l'Occident.
Quant au fait que la Russie est souvent présentée en Occident comme un adversaire, voire comme un ennemi, Pietro Parolin a regretté la détérioration du climat des relations internationales qui risque de «provoquer l'augmentation de réactions toujours plus négatives».
Le respect mutuel et un dialogue sincère, selon le Vatican, doivent prévaloir dans les relations entre États sur les intérêts individualistes, même si une telle politique n'est pas trop populaire dans de larges strates de la société, a souligné le «numéro deux» du Saint-Siège.
Lors de sa visite de cinq jours à Moscou, le cardinal Pietro Parolin rencontrera le Président russe Vladimir Poutine et le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.