Malgré les annonces, Mossoul ne tombera pas avant des mois

© AFP 2022 Anne-Christine PoujoulatRafale
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Mossoul est un objectif essentiel : le porte-avion Charles de Gaulle triple la capacité de frappes aériennes françaises avec pour but de reprendre la ville, dernier grand bastion de Daech en Irak. Mais la bataille s’annonce périlleuse.

L'objectif de l'opération Chammal : mettre les éléments de Daech à la portée des forces armées irakiennes, c'est-à-dire de renverser le rapport de force. Ce vendredi 30 septembre, huit avions de chasse ont quitté le Charles de Gaulle, déployé en Méditerranée, direction le nord de l'Irak afin de reprendre Mossoul, fief des djihadistes de Daech. Le porte avion avait quitté la France en novembre dernier pour la Méditerranée orientale, en soutien aux douze rafales et Mirage 2 000 déjà positionnés dans des bases militaires en Jordanie et aux Emirats arabes unis. C'est un renforcement substantiel, multipliant le potentiel français par trois.  « La riposte de la France sera impitoyable » avait promis le chef de l'Etat. Et la bataille de Mossoul sera longue, averti le Général Vincent Desportes.

L'objectif de Mossoul est évidement extrêmement important. C'est une bataille fondamentale puisque c'est le centre économique et le dernier grand bastion. Faut aussi parler de Raqqa, mais Mossoul est le dernier grand bastion tenu par Daech.  Il est donc tout à fait probable que cette bataille pour Mossoul sera une bataille difficile, longue. Qui pourra durer sûrement de nombreuses semaines, et peut-être de nombreux mois.  Personne ne doit s'attendre à une chute facile de Mossoul.

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C'est la troisième mission du Charles de Gaulle au sein de la coalition internationale anti-Daech, dirigée par les EU depuis février 2 015. Selon l'AFP, la nature exacte de cette mission n'a pas été précisée. Ces appareils peuvent mener des frappes ou faire de la reconnaissance, en Irak ou en Syrie. Selon le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le CDG sera déployé jusqu'à fin octobre, afin de « renforcer nos capacités de renseignement » et « améliorer l'information des forces qui seront amenées à reprendre le territoire de Mossoul ».

Le cas est tout à fait différent de la bataille de Falloujah au mois de juin dernier. Daech a décidé de quitter Falloujah, comme la ville. Daech a finalement décidé de quitter la ville de Palmyre pour se retrancher sur ces dernières lignes qui sont, en quelques sortes, Raqqa et Mossoul. Donc cette bataille risque effectivement d'être extrêmement longue.  

L'aviation français intervient en appuie aux troupes irakiennes au sol. Cette opération n'est pas l'offensive, mais elle la prépare. Probablement dans les jours à venir, selon le Général Brisset, car il y a une augmentation des frappes contre l'EI autour de Mossoul. Il faut attendre que des circonstances favorables soient réunies, c'est à dire une concentration suffisante de troupes au sol, irakienne, américaine. 600 soldats américains sont récemment venus s'ajouter aux 4 600 déjà présents dans le pays. Il y a près d'un demi-millier de soldats français en Irak, mais qui ne devraient pas intervenir pendant l'offensive. Le Pentagone compte entre 3 000 et 4 500 combattants de l'EI actuellement à Mossoul.

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Pour l'instant, on le sait,  les forces françaises appuient une future prise de Mossoul, en particulier avec l'arrivée du porte-avion Charles de Gaulle ce matin sur zone et les premières sorties françaises. Mais l'armée française, se sont aussi un certain nombre  de canons automoteur d'artillerie, dont la mission sera effectivement d'appuyer  la prise de Mossoul. Et on sait que la France a déployé un certain nombre de troupes pour participer à la formation de l'armée de terre irakienne, puisque ce sera bien, fondamentalement, les forces terrestres irakiennes,  qui auront en charge cette prise de Mossoul. 02''02  + 02'04 Actuellement,  il n'est pas prévu que les soldats français interviennent. Encore une fois, ils interviendront par le feu, ils interviendront avec les obusiers et l'artillerie qui ont été mis en place et qui sont aujourd'hui au sud de Mossoul et capable de tirer dans la banlieue de Mossoul.

Des avions de combat ont décollé du porte-avions Charles de Gaulle pour des opérations contre Daech, en vue de la bataille pour la reprise de Mossoul, dernier grand bastion en Irak. « Ce n'est pas parce que la France a amélioré ses capacités que le problème de Mossoul est facilement réglable », estime le Général de brigade aérienne Jean-Vincent Brisset. « Ce qui est intéressant c'est de voir la totalité de la coalition, dont la France est une partie ».

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