Préoccupés par la corruption en Ukraine et la guerre dans l'est du pays, les Néerlandais ont dit massivement non à l'Accord d'association entre l'Ukraine et l'Union européenne.
"Nous avons besoin d'un accord juridiquement contraignant, qui mettra un terme à de nombreuses inquiétudes et litiges aux Pays-Bas ayant abouti au référendum", a-t-il annoncé suite au sommet des dirigeants européens à Bruxelles (Belgique), cité par Reuters.
Pourtant, le discours du numéro deux hollandais sur la nature des modifications nécessaires contenait trop de "je ne sais pas", à vous d'en juger.
"Je ne sais pas encore quelle forme prendra cet accord. Peut-être que nous changerons le texte (l'Accord d'association entre l'UE et l'Ukraine, ndlr) ou bien que nous trouverons une solution qui ne nécessitera pas de modifications du texte de l'Accord d'association. Je ne sais pas encore", a-t-il cherché à expliquer.
Mark Rutte a également ajouté que dans le cas où les garanties juridiques ne sont pas fournies, la Haye ne ratifiera pas l'accord en question.
"Si je ne parviens pas à atteindre cet objectif, nous ne signerons pas. Nous essayerons de trouver une solution, ce sera difficile, il y a peu de chances, mais je pense cependant que nous devons essayer", a-t-il conclu.
Le référendum sur l'association entre l'Ukraine et l'Union européenne a eu lieu aux Pays-Bas le 6 avril dernier. Ses résultats définitifs ont été publiés le 12 avril. 61% des votants se sont prononcés contre l'Accord d'association, soutenu par un peu plus de 38%. Un taux de participation de 32% a permis de considérer le référendum comme valide, bien que son résultat soit non-contraignant.