La politique d'intégration des immigrés en Belgique s'est soldée par un échec, a déclaré le ministre belge de l'Intérieur Jan Jambon dans une interview accordée au quotidien flamand De Standaard.
"Il s'agit d'un vrai problème", a indiqué le ministre. Pour appuyer ce constat, il a annoncé qu'"une grande partie de la communauté musulmane a dansé en apprenant les nouvelles sur les attentats".
Le ministre a ajouté qu'"ils (des musulmans) ont jeté des pierres et des bouteilles contre les policiers et les journalistes lors de l'arrestation de Salah Abdeslam".
"On peut arrêter, isoler les terroristes de la société. Mais ils ne sont qu'un ulcère sous lequel se trouve une tumeur cancéreuse dont le traitement est beaucoup plus difficile. Nous pouvons nous en charger, mais le succès ne viendra pas en l'espace de quelques jours", a expliqué le responsable en exhortant à surmonter le politiquement correct et à appeler les choses par leurs vrais noms.
Selon lui, le danger émanant de la radicalisation des jeunes issus de la troisième ou quatrième génération d'immigrés s'est enraciné beaucoup trop profondément dans certains quartiers, la Belgique "ayant ignoré pendant plusieurs années les signaux d'alarme".
Jan Jambon a provoqué une polémique dans son pays en promettant de "nettoyer Molenbeek" lorsqu'il s'est avéré que plusieurs membres du groupe terroriste auteur des attentats du 13 novembre à Paris étaient originaires de ce quartier. De fait, Molenbeek possède aujourd'hui la sulfureuse réputation d'être le principal foyer djihadiste en Europe.