"Il faut nous préparer, nous les Français, à ce que comme cela a été dit par (l'ancien ministre grec des Finances) M. (Yanis) Varoufakis, qu'un jour ou l'autre le gouvernement allemand tombe sur la France parce que c'est son intention de nous passer nous aussi à la toise. Le gouvernement allemand a toujours un plan B. Ca consiste à dire +ou vous faites ce qu'on vous dit, ou on vous met hors de la zone euro+, alors même que c'est totalement illégal", a déclaré M. Mélenchon sur France 2 cité par l'AFP.
Faut-il maintenir l'euro? "Pourquoi pas, ça dépend de ce qu'on fait faire à l'euro. Si c'est un garrot, non. Autrement dit, si demain nous étions mis devant le dilemme suivant: ou bien l'euro ou bien notre souveraineté, ou bien l'euro ou bien notre démocratie, ou bien l'euro ou bien nos acquis sociaux, il faudrait répondre +nous serons du côté de la souveraineté, des acquis sociaux, de la démocratie, et périsse l'euro+", a répondu M. Mélenchon.
Mais "si nous montrons et nous affichons notre détermination, il n'y aura pas besoin de le faire. Parce qu'on ne peut pas faire l'euro et l'Union européenne sans les Français", a-t-il précisé.
"Ce que je reproche à François Hollande, c'est de s'être débarrassé sur Mme Merkel de la sale besogne. Mme Merkel est le gendarme de l'économie libérale en Europe et François Hollande se frotte les mains, il lui laisse faire le travail. Je lui reproche d'avoir renoncé à exprimer une volonté française", a conclu le co-fondateur du Parti de Gauche (PG).