La Grèce vend ses aéroports à l'Allemagne

© REUTERS / Yannis BehrakisA European Union flag flutters before the temple of Parthenon at the Acropolis hill in Athens, Greece
A European Union flag flutters before the temple of Parthenon at the Acropolis hill in Athens, Greece - Sputnik Afrique
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Le gouvernement grec, dirigé par le parti Syriza, lance une vaste campagne de privatisation.

Parlement allemand - Sputnik Afrique
Les besoins de la Grèce plus importants que prévu
L'opérateur allemand Fraport AG a acheté quatorze aéroports régionaux grecs situés sur des îles très fréquentées par les touristes, dont Corfou, Zakynthos, Kefalonia, Mykonos, Rhodes et Santorin, pour un montant total de 1,23 milliard d'euros.

Ainsi, Berlin a fini par persuader Athènes de vendre des sites d'infrastructure convoités depuis longtemps par les sociétés allemandes. La majeure partie des fonds obtenus grâce à la privatisation seront destinés à rembourser les prêts octroyés à la Grèce par ses créanciers internationaux. L'Allemagne a quant à elle prêté 60 mds EUR à Athènes.

Greek Economy Minister Giorgos Stathakis (R) and Finance Minister Euclid Tsakalotos (L) attend a parliamentary session in Athens, Greece, early August 14, 2015 - Sputnik Afrique
La Grèce adopte son 3ème plan d'aide
La mise en place d'un fonds de privatisation des propriétés de l'Etat grec a été inscrite dans le cadre des récents accords passés entre la Grèce et l'UE prévoyant l'octroi d'un nouveau plan d'aide de 86 milliards d'euros en échange de la poursuite de réformes économiques douloureuses. La grande vente d'actifs publics grecs devrait se poursuivre jusqu'en 2025.

Plusieurs membres du gouvernement grec se sont opposés à cette mesure, le ministre de l'Infrastructure Christos Spirtzis ayant estimé qu'elle "convenait plus à une colonie qu'à un pays membre de l'Union européenne".

L'ex-ministre grec des Finances Yanis Varoufakis, connu pour sa position ferme dans les négociations avec les créanciers, s'est auparavant déclaré persuadé que le programme de privatisation imposé à Athènes par Bruxelles et Berlin risquait d’avoir un effet catastrophique pour l'ensemble de l'économie nationale.

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