Partenariat transpacifique: l'accord menacé par le "secret et la corruption"

© AFP 2022 SAUL LOEBDemonstrators protest against the legislation to give US President Barack Obama fast-track authority to advance trade deals, including the Trans-Pacific Partnership (TPP)
Demonstrators protest against the legislation to give US President Barack Obama fast-track authority to advance trade deals, including the Trans-Pacific Partnership (TPP) - Sputnik Afrique
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L'accord de Partenariat transpacifique (TPP) est sur le point de s'effondrer en raison de l'ambiance "secrète et corrompue" qui l'entoure, estime l'écrivain et journaliste canadien Cory Doctorow sur son blog Boing Boing.

Selon lui, les opposants à l'accord TPP ne sont pas toujours hostiles aux principes de libre-échange, mais dénoncent la nature corrompue et secrète des négociations sur ce sujet, menées dans les intérêts de grands industriels mondiaux qui se "remplissent les poches au détriment des contribuables".

"Si le libre-échange veut avoir un avenir, cet avenir doit résider dans la transparence et la légitimité qu’induit la transparence", écrit M.Doctorow.

Si les Démocrates siégeant au Congrès américain finissent par "enterrer" l'accord TPP, cela témoignerait du fait que les libéraux US sont eux aussi lassés des groupes d'intérêts spéciaux qui détournent les accords commerciaux pour se procurer des avantages, indique l'écrivain.

President Barack Obama meets with Trans-Pacific Partnership leaders during the APEC summit in Honolulu, Hawaii, Saturday, Nov. 12, 2011 - Sputnik Afrique
Obama: empêcher la Chine de réglementer l'économie mondiale
L'accord de Partenariat transpacifique doit réunir 12 pays qui représentent 40% du PIB mondial (Etats-Unis, Japon, Canada, Mexique, Australie, Nouvelle-Zélande, Pérou, Chili, Vietnam, Malaisie, Singapour et Brunei) en vue d'intégrer les économies des régions Asie et Pacifique et d'y créer une zone de libre-échange. Selon les experts, ce projet pourrait devenir un concurrent de l'APEC.

Brunei, le Chili, la Nouvelle-Zélande et Singapour ont signé un traité de partenariat transpacifique en 2005. Les négociations avec les Etats-Unis et d'autres pays souhaitant adhérer au Partenariat transpacifique n'ont toujours pas abouti.

D'après le président américain Barack Obama, l'accord TPP permettrait notamment aux Etats-Unis d'établir de nouvelles règles dans le domaine du commerce international, destinées à "éviter les erreurs commises par le passé, à profiter de nouvelles opportunités et à maintenir nos valeurs".

Fin 2014, le dirigeant russe Vladimir Poutine a estimé que l'espace de Partenariat transpacifique (TPP) excluant la Russie et la Chine ne permettrait pas d'assurer une coopération économique efficace.

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