Quitter la zone euro: dernière chance de la Grèce

© AP PhotoA man walk past a kiosk with Greek flags for sale in central Athens.
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Le bras de fer entre les financiers européens et la Grèce continue.

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Les ministres des Finances de la zone euro, l'Eurogroupe, et la direction du Fonds monétaire international (FMI) ont évoqué samedi à Riga les scénarios de sortie de crise pour la Grèce. Certains participants ont annoncé pour la première fois qu'ils n'excluaient pas une sortie de la Grèce de la zone euro. Les créanciers refusent d'aider financièrement Athènes tant que les autorités ne présenteront pas un plan acceptable de réformes anticrise et n'entameront pas sa mise en œuvre. Mais le gouvernement grec d'extrême-gauche continue d'insister uniquement sur les injections financières.

Le ministre grec des Finances Janis Varoufakis a présenté à Riga son programme de réformes. Cependant, les représentants des 18 autres États membres de la zone euro ont une nouvelle fois critiqué le plan du gouvernement grec, le qualifiant "d'insuffisamment détaillé et pas assez travaillé".

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Ainsi, une fois de plus, Athènes n'a pas réussi à satisfaire ses créanciers et les participants à la réunion de Riga ont déclaré que la Grèce n'obtiendrait pas d'aide financière. Athènes devra verser 770 millions d'euros en mai et 1,3 milliard d'euros en juin, mais le budget grec ne permet pas de dégager cette somme. Pour l'instant, la Grèce reste à flot uniquement grâce aux injections financières de la BCE dans le cadre du programme d'aide urgente. Le total de cette aide s'élève déjà à 74 milliards d'euros, rapporte Bloomberg.

Durant la conférence de presse organisée à l'issue de la réunion, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a déploré: "Les négociations ne progressent pas suffisamment, alors que le temps passe". Certains participants, selon le Wall Street Journal la Slovénie et l'Allemagne, ont enfreint le tabou et ont parlé d'une alternative: le plan B. Le plan A prévoit qu'avant juin la Grèce présente un plan de réformes et obtienne en échange la dernière tranche du second paquet d'aide financière. Le 1er juillet serait signé un accord pour poursuivre le soutien économique à Athènes. Sinon, les partenaires seront contraints de suspendre entièrement le financement de la Grèce, après quoi le pays se retrouverait inévitablement en dehors de la zone euro.

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Selon Anatoli Bajan de l'Institut de l'Europe affilié à l'Académie des sciences de Russie, l'origine du problème grec ne repose pas dans les relations financières mais est plus profond, c'est pourquoi il ne peut être réglé par la délivrance de crédits. "Le problème réside dans la faiblesse de l'économie grecque et dans son impossibilité de pouvoir faire concurrence dans les conditions du marché ouvert de l'UE. La situation pourrait être réglée ainsi: les partenaires européens cessent d'accorder des prêts, et la Grèce sera automatiquement contrainte à revenir au drachme, parce qu'Athènes doit payer les fonctionnaires, soutenir l'éducation et nourrir les chômeurs", explique l'expert.

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