Apéritif mal servi chez Korean Air: ouverture du procès en appel

© AFP 2022 JUNG YEON-JECameramen take images of a prison bus carrying Korean Air heiress Cho Hyun-Ah as she arrives at a court for her trial in Seoul
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Le procès en appel de l'héritière de Korean Air (KAL), condamnée à un an de prison pour avoir provoqué un esclandre dans une affaire d'apéritif mal servi, s'est ouvert mercredi à Séoul, annonce l'AFP.

Cho Hyun-Ah, 40 ans, également connue sous le nom de Heather Cho, avait été reconnue coupable en février de violation des règles de sécurité.

Le 5 décembre, Mme Cho, alors cadre dirigeante de la compagnie, avait mal pris de s'être vu servir par une hôtesse de l'air des noix de macadamia qu'elle n'avait pas demandées, de surcroît présentées non dans un bol mais dans leur sachet.

Elle avait exigé le débarquement du chef de cabine d'un vol New York-Séoul, le jugeant responsable de l'impair commis par l'hôtesse. L'appareil avait été contraint à revenir à son point de stationnement afin qu'il puisse descendre.

Cette affaire s'est transformée en énorme scandale en Corée du Sud, en plus de faire les gros titres de la presse internationale. L'opinion publique y a vu la quintessence du comportement arrogant des fils et filles des puissants patrons de "chaebols", ces conglomérats qui dominent l'économie sud-coréenne.

En première instance, le tribunal avait jugé qu'on pouvait considérer que l'appareil était "en vol" dans la mesure où il avait commencé à rouler. Elle avait donc été condamnée pour avoir modifier le plan de vol de l'avion de manière illégale et c'est ce que conteste Mme Cho devant la cour d'appel.

La fille du patron de KAL avait aussi été condamnée pour avoir agressé l'équipage. Le chef de cabine, Park Chang-Jin, avait raconté à la barre que Mme Cho l'avait contraint à s'agenouiller et à demander son pardon, tout en le frappant à coups de manuel de bord.

L'hôtesse qui avait essuyé ses foudres a porté plainte au civil contre la compagnie aérienne, accusant Mme Cho de l'avoir attaquée, menacée et insultée. Elle accuse également Mme Cho d'avoir fait pression sur elle pour minimiser les faits lors de l'enquête.

En février, la prévenue avait été relaxée du chef d'obstruction de la justice mais le parquet avait fait appel de cette relaxe.

En la condamnant, le juge avait expliqué n'avoir pas retenu les trois ans de prison réclamés par l'accusation pour tenir compte du fait que Mme Cho était mère de deux jeunes enfants et que sa réputation personnelle et professionnelle avait volé en éclats.

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