L'Union européenne pourrait élargir ses "listes noires" d'entités et d'individus russes ainsi qu'interdire la fourniture de certains types d'équipements dans le pays, rapporte mercredi le quotidien russe Kommersant.
Selon le journal qui cite des sources diplomatiques proches du dossier, l'imposition de nouvelles sanctions à l'encontre de Moscou sera étudiée par les représentants permanents et les chefs des diplomaties des pays de l'UE les 28 et 29 janvier à Bruxelles.
Une source au sein de l'UE a fait savoir que les ministres recommanderont aux chefs d'Etats et de gouvernements d'examiner la possibilité d'interdire les livraisons en Russie de certains types d'équipements, destinés notamment à l'industrie gazière. Dans le même temps, l'idée de déconnecter les banques russes du réseau mondial de communications interbancaires SWIFT risque d'entraîner "de graves conséquences" et "n'est pas envisagée pour le moment".
"Il y a des partisans de mesures aussi radicales au sein de l'Union européenne, mais il n'y a pas de consensus sur ce sujet, ce qui veut dire que cette décision ne serait pas prise", écrit le quotidien.
Les Etats-Unis, l'Union européenne, le Canada ainsi que l'Australie et la Nouvelle-Zélande ont adopté des sanctions contre Moscou à la mi-mars et fin juillet 2014 sur fond de crise en Ukraine et d'adhésion de la Crimée à la Russie. Moscou a riposté en imposant en août un embargo sur les denrées alimentaires provenant des Etats-Unis, de l'UE, de l'Australie, du Canada et de la Norvège.