Les aventures du Variag vues de la Russie

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Le journal South China Morning Post paraissant à Hong Kong a publié dans ses récents numéros les souvenirs de l'homme d'affaires chinois Xu Zengping sur les détails de la livraison à la Chine du porte-avions soviétique non achevé Variag depuis l'Ukraine. L'histoire a vivement intéressé le public chinois. Les articles de South China Morning Post ont été aussitôt traduits en chinois et publiés sur de nombreux sites Internet.

Etant donné que ce vieux sujet est redevenu actuel, un expert du Centre d'analyse des stratégies a exposé sa version de l'achat du Variag connue depuis longtemps des spécialistes russes et dont certains détails diffèrent de la version chinoise.

Au premier chef il convient de noter que les Chinois ont pris connaissance du Variag à l'époque soviétique, avant son achat par Xu Zengping. La coopération militaro-technique entre l'URSS et la Chine a repris en 1990 aussitôt après la normalisation des relations bilatérales. Avant la dislocation de l'URSS des représentants chinois se sont familiarisés avec des projets de porte-avions soviétiques et de prototypes d'avions embarqués, le Soukhoï Su-27 (futur Su-33) compris.

A cette époque la discussion d'un accord sur le porte-avions n'a pas progressé à cause de la pénurie de finances. Les ressources limitées dont disposait la partie chinoise étaient concentrées sur l'achat des Soukhoï Su-27 pour l'armée de l'air chinoise et sur d'autres choses importantes. Mais des obstacles politiques à la livraison à la Chine d'un porte-avions soviétique n'existaient plus à ce moment.

La constuction du Variag a été arrêtée aussitôt après la dislocation de l'URSS. Dans son article Xu Zengping écrit que les moteurs ont été déjà installés sur le bâtiment ce qui était un avantage pour la Chine. Mais en réalité, au moment de l'arrêt des travaux, le navire était déjà prêt à 67,7 %.

Le fait que les Chinois ont reçu le Variag avec la machinerie propulsive déjà installée, d'une part, a facilité la mise en service de leur premier porte-avions, mais, de l'autre, a créé des problèmes. Le système du Variag tout comme celui du porte-avions Admiral Kouznetsov mis en exploitation était moralement vieilli même dans les années 1980. Sa construction avait de nombreux défauts et limitations et, comme l'a montré l'expérience de l'exploitation par la flotte russe de l'Admiral Kouznetsov, était peu fiable.

Il est notoire que les Chinois ont partiellement démonté la machinerie propulsive du navire dans les chantiers navals de Dalian pour l'étudier et, peut-être, pour la perfectionner. On ignore à quel point ils ont avancé en la matière et combien fiable est le système du porte-avions actuel Liaoning. Une chose est claire : la livraison officielle du Variag et, par conséquent, le transfert des documents et la participation des spécialistes du bureau d'études et du chantier auraient pu accélérer sensiblement la mise en service du bâtiment dans la marine chinoise.

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