Obama, le "canard boiteux" du Parti démocrate

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Aux USA, le Parti démocrate mené par le président Obama a essuyé une défaite cuisante aux élections du 4 novembre, cessant d'être un véritable parti aux commandes. Le pays connaît aujourd'hui une dualité du pouvoir: le président démocrate contre le congrès républicain.

Aux USA, le Parti démocrate mené par le président Obama a essuyé une défaite cuisante aux élections du 4 novembre, cessant d'être un véritable parti aux commandes. Le pays connaît aujourd'hui une dualité du pouvoir: le président démocrate contre le congrès républicain.

Washington n'avait pas connu cela depuis longtemps. Le président Obama, en utilisant la terminologie politique américaine, s'est transformé en canard boiteux, lame duck. Pendant les deux prochaines années de son mandat il aura les pieds et les poings liés, se retrouvant privé de la plénitude du pouvoir lui revenant conformément à la Constitution. Le congrès, aussi bien à la Chambre des représentants qu'au sénat, sera contrôlé par une majorité républicaine. Les gouverneurs des États sont désormais aussi majoritairement républicains.

Mais il s'agit moins ici de la position personnelle humiliante du 44e président américain Barack Obama que d'une démonstration de l'échec de toute sa stratégie politique en six années de présidence.

La dette publique sans précédent de 17 000 milliards de dollars pèse comme un lourd fardeau sur les citoyens américains, et pas seulement aujourd'hui. Selon les spécialistes, ce fardeau sera porté par deux, voire trois générations. Tel est le dénominateur commun de la politique nationale de l'administration Obama.

En politique étrangère, c'est aussi un échec. En obtenant un héritage peu enviable de son prédécesseur – le républicain George W. Bush – Obama n'a pas tenu sa promesse faite aux électeurs d'améliorer foncièrement la situation. Au contraire, il a enlisé le pays dans de nouveaux conflits graves.

Ne parvenant pas à maîtriser la situation en Irak et en Afghanistan, Washington a bombardé la Libye, a déclenché une guerre agressive en Syrie et s'est brouillé avec les pays comme le Pakistan et l’Égypte.

Les erreurs et les échecs de Washington dans une région aussi cruciale et dangereuse que le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord ont contribué à l'apparition de l'entité qui se fait aujourd'hui appeler État islamique, à la naissance d'une nouvelle vague extrêmement dangereuse de terrorisme international.

Le "redémarrage" des relations russo-américaines, annoncé par le président Obama juste après son élection, était également du bluff. Il s'est avéré que l'élite américaine au pouvoir n'avait aucune intention de renoncer à sa politique antirusse et que les manœuvres tactiques entreprises n'avaient pour but que de camoufler cette politique. Le coup d’État en Ukraine provoqué et organisé en grande partie par les stratèges politiques américains a été un prétexte pour lancer une vaste campagne antirusse, rappelant les sombres années de la Guerre froide.

Washington n'a connu que la malchance et les échecs, sans pouvoir mettre le moindre succès de l'autre côté de la balance. Le résultat est sans équivoque – un échec cuisant aux élections et la popularité d'Obama qui fait partie des plus basses de tout l'après-guerre aux USA.

Six électeurs américains sur dix condamnent aujourd'hui les actions de ce président qui risque de se retrouver dans la liste déshonorante des présidents américains "ratés".

La défaite du parti au pouvoir depuis six ans et de son leader servira-t-elle de leçon à l'élite américaine dirigeante?

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