La fièvre Ebola, une nouvelle arme meurtrière

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Près de cinq mille personnes ont péri de la fièvre Ebola, plus de 13 mille sont contaminées dans le monde entier.

Selon l’OMS, la dissémination du virus d’une telle ampleur crée une situation d’urgence. Cependant, de l’avis des épidémiologistes russes, au lieu de paniquer, il convient d’observer les normes hygiéniques. La violation de ces normes est un mal sérieux dans les pays africains.

Le professeur de l’Ecole supérieure d’économie Vassili Vlassov, président de la Société de médecine des preuves, évoque la menace potentielle de dissémination de l’infection mortelle :

« En cas des épidémies, des maladies potentiellement mortelles il est toujours très difficile d’évaluer le danger. En ce qui concerne le virus Ebola, il est incommensurablement plus meurtrier que tous les virus et grippes connus. C’est une maladie horrible même si l’on prétend qu’elle ne tue pas tout un chacun. Si la moitié des malades sont morts, c’est un indice catastrophique. »

Au micro le chef de laboratoire d’écologie des virus de l’Institut de virologie Ivanovski du ministère russe de la Santé Mikhaïl Chtchelkanov :

« Il existe chez chaque espèce d’organismes vivants, y compris de virus, des limites naturelles dans la variabilité génétique. Ebola ne saurait se transformer en une autre espèce. Il y aura sans doute des changements, les virus sont contraints de changer d’une manière ou d’une autre. Or, il ne faut pas s’attendre prochainement à une brusque modification des propriétés biologiques. »

L’invention d’un vaccin contre la fièvre Ebola demeure le problème d’actualité. L’humanité s’est heurtée plus d’une fois dans son histoire aux autres épidémies et virus sérieux. On assiste actuellement à une authentique course entre les bactéries et les scientifiques, dit Vassili Vlassov :

« Des acquis brillants sont enregistrés dans la médecine, par exemple l’invention en une période relativement courte de médicaments pour le traitement du SIDA. Or, les scientifiques ne parviennent pas à inventer un vaccin anti SIDA. Quant au virus Ebola, il existe, semble-t-il, un vaccin mais il n’y a pas pour le moment de médicaments pour traiter la maladie. »

Les délégués au sommet du G20 fixé aux 15-16 novembre en Australie examineront, entre autres, le problème de la fièvre Ebola. Washington accorde une attention toute particulière à la dissémination du virus. Le Centre américain de Prévention et de Contrôle des Maladies CDC a acquis un brevet d’invention d’«EboBun», variété d’Ebola. Une question s’impose : à quoi bon ce monopole aux Etats-Unis ?

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