Syrie: l'élection présidentielle légitime malgré la guerre (expert)

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L'élection présidentielle annoncée en Syrie sera légitime malgré la guerre civile qui se poursuit dans ce pays, a déclaré jeudi à RIA Novosti Issam Al-Takrouri, professeur de droit international de l'université de Damas.

L'élection présidentielle annoncée en Syrie sera légitime malgré la guerre civile qui se poursuit dans ce pays, a déclaré jeudi à RIA Novosti Issam Al-Takrouri, professeur de droit international de l'université de Damas.

"La guerre peut influer sur le taux de participation à l'élection, mais pas sur la légitimité du libre choix de la population", a indiqué M. Al-Takrouri.

Au début de la semaine, les autorités syriennes ont fixé au 3 juin l'élection du chef de l'Etat en raison de l'expiration du mandat du président en exercice Bachar el-Assad. Deux hommes politiques syriens ont déjà présenté leurs candidatures. Quant à Bachar el-Assad, il n'a pas encore annoncé sa décision de briguer un nouveau mandat.

L'Onu, les Etats-Unis, l'Union européenne et la Ligue arabe ont condamné l'intention des autorités de Damas de tenir une élection présidentielle dans un contexte de guerre civile, ce scrutin pouvant aller, selon eux, à l'encontre de l'accord de Genève sur le règlement pacifique du conflit en Syrie.

Evoquant la position du secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi qui s'est déclaré hostile à l'élection présidentielle en Syrie, M. Al-Takrouri a fait remarquer qu'il s'agissait d'une "ingérence contraire à la charte de la Ligue arabe". 

"Le droit d'élire et d'être élu est le principal droit constitutionnel de tout citoyen d'un Etat souverain, et les autres Etats n'ont pas le droit de s'ingérer dans les questions qui concernent la souveraineté", a déclaré l'expert syrien.

En ce qui concerne les membres d'opposition vivant à l'extérieur de la Syrie, la nouvelle loi sur l'élection du chef de l'Etat leur interdit de se porter candidats. Aux termes de ce texte, un candidat à la magistrature suprême doit avoir vécu les dix dernières années dans le pays et ne pas avoir de nationalité étrangère.

Dans le même temps, les Syriens résidant à étranger pourront voter dans les missions diplomatiques de leur pays d'origine.

"Le caractère légitime de cette élection ne fait aucun doute, et le scrutin aura nécessairement lieu, même si les Syriens auront beaucoup d'obstacles à surmonter avant d'élire leur président", a conclu l'universitaire de Damas.

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