Le musée de l’Ermitage en Crimée

© Photo: RIA Novosti/Mikhail MokrouchineLe musée de l’Ermitage en Crimée
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Le musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg relance les expéditions archéologiques en Crimée. Sept expéditions consécutives effectueront des fouilles sur le territoire de la péninsule à partir de la mi-mai.

Les sujets de fouilles sont les villes antiques fondées avant J.-C., les monuments du Moyen Âge chrétien et musulman et les autres vestiges du passé dont regorge la terre de Crimée.

Les expéditions archéologiques du musée de l’Ermitage en Crimée sont organisées depuis plus de 150 ans, quand la Société impériale d’archéologie a été fondée en Russie. Les fouilles étaient très actives à l’époque soviétique sans s’interrompre pendant les deux dernières décennies. « Les liens scientifiques, artistiques et amicaux qui existaient entre les conservateurs des musées de Saint-Pétersbourg et de la Crimée depuis des années, se sont conservés aujourd’hui », a indiqué à La Voix de la Russie Svetlana Adaksina, conservatrice du musée de l’Ermitage et chef de l’expédition archéologique dans le Sud de la Crimée. En effet, ces dernières années, les expéditions ont été gelées pendant un certain temps à Chersonèse sur le territoire de l’actuel Sébastopol. Mais tous les problèmes liés à l’organisation sont réglés et les expéditions travailleront dans toute la Crimée, a assuré Svetlana Adaksina.

« Tout d’abord nous avons une expédition magnifique en Crimée de l’Ouest. Ce sont des expéditions antiques : l’exploration de la fameuse cité de Nymphaion, l’expédition sous-marine à Akra (entre Kertch et Théodosie). Vient ensuite l’expédition à Soudak et l’expédition dans la ville de Staryï Krym, à l’époque de la domination de la Horde d'or au Moyen Âge. Nous avons également la forteresse génoise de Tchembalo à Balaklava non loin de Sébastopol, et à Chersonèse. »

Un large nombre de bénévoles participent toujours aux expéditions de fouilles archéologiques. Tout d’abord, ils aident les archéologues physiquement : ils creusent la terre et comptent, bien évidemment, y trouver une pièce rare.

A propos, tout ce que les archéologues du musée de l’Ermitage découvrent en Crimée reste là-bas. Cette tradition existe depuis longtemps. « Au fur et à mesure de la création de musées sur les lieux des fouilles, toutes les pièces y étaient placées, ainsi que dans le musée de Saint-Pétersbourg. Et les découvertes ne les quittent pas », met en avant Svetlana Adaksina.

« Notre politique muséologique est telle que les toutes les découvertes doivent rester sur les lieux parce qu’elles apparaissent plus organiques dans leur contexte. Et s’il y a la possibilité de les exposer et de les garder, donc il faut les laisser là-bas. Cette possibilité a toujours existé à Chersonèse, dans le parc naturel de Kertch. »

Par ailleurs, certains objets archéologiques de la Crimée sont conservés dans le musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg. On peut les voir à l’exposition de la culture byzantine qui ouvrira ses portes dans quelques mois dans le musée. T


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