Présidentielle en Ukraine : les candidats en lice

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En Ukraine, on connait déjà les principaux candidats à la présidence. La lutte principale aura lieu entre le leader du parti Batkivchtchina, Ioulia Timochenko, et l'oligarque Piotr Porochenko. Le Chef du parti UDAR Vitali Klitchko a renoncé à participer à la course électorale. Les autres candidats n'ont pas de chances réelles de succès.

Les congrès de quatre partis se sont déroulés à Kiev, où on été désignés les candidats au poste de président de l'Ukraine. Batkivchtchina et Svoboda ont proposé leurs leaders, Ioulia Timochenko et Oleg Tyagnibok. Et le parti présidé par Vitali Klitchko, UDAR, a misé sur le milliardaire Piotr Porochenko. Klitchko lui-même a annoncé qu’il lutterait pour le poste de maire de Kiev. Le gouverneur de la région de Kharkov, Mikhaïl Dobkine, qui se trouve en garde à vue, a été investi candidat du Parti des régions. De plus, Dobkine, qui compte sur le soutien de l'Est de l'Ukraine, a promis d'accomplir le principal désir politique de cette région et de lui octroyer des pouvoirs plus grands.

« Je brigue le pouvoir, mais je transmettrai ce pouvoir aux régions. J’en transmettrai autant qu’il faudra pour le développement fructueux des territoires. Je sais bien à quel point il est important d'avoir des pouvoirs dans les régions. La vie d’un politique – ce n’est pas seulement la réussite, mais parfois, il y a aussi les défaites qui nous rendent plus forts. Je l'annonce avec un sens de la responsabilité : quel que soit le résultat de cette campagne présidentielle, que je monte au sommet de la confiance nationale ou que je tombe dans un précipice, jamais je ne laisserai tomber mon parti et mes électeurs. »

Ioulia Timochenko, au contraire, s'est ces derniers temps exprimée fermement contre la fédéralisation du pays. De plus, lors d'un meeting préélectoral dans le centre de Kiev, elle a déclaré que l'Ukraine devait forcer le rapprochement avec l'Ouest.

« Dans le monde moderne, la meilleure protection de notre pays, ce sera l’unification avec les pays puissants et prospères. Je suis assurée que l'Ukraine doit devenir un membre à part entière de l'Union Européenne dans les plus courts délais et entrer dans les systèmes européens de sécurité et de défense. Si nous ne faisons pas cela et si nous restons seuls face à l'agresseur, nous serons toujours faibles. Il nous est nécessaire d'être intégrés dans l’union de la défense du monde occidental. »

Cette déclaration a peu de chances de plaire à la population des régions orientales qui sont traditionnellement contre l'appartenance à l'OTAN. D'ailleurs, les experts sont assurés que pendant cette campagne présidentielle, l'Est de l'Ukraine sera assez passif. Deux millions d'électeurs eurosceptiques ayant quitté le pays avec la Crimée, Timochenko a peut-être raison de miser sur la partie pro-occidentale de l'électorat. De plus, elle a des partisans dans les structures du pouvoir. Le Premier ministre par intérim Iatseniouk, ainsi que le président par intérim Tourchinov sont les membres du parti de Timochenko. Le chercheur de l'Institut des études internationales MGIMO Léonid Goussev a raconté à La Voix de la Russie ce que Piotr Porochenko pouvait opposer à cela.

« Porochenko peut compter sur le soutien de certains groupes industriels et sur les entrepreneurs qui savent déjà ce que Timochenko apportera car ils ont eu affaire à elle lorsqu’elle était Premier ministre et ils n’ont pas envie de revivre cette expérience. Porochenko, lui, n’est pas un débutant en politique. Mais il n’a jamais été président ou Premier ministre. Je pense qu’il mettra l'accent sur cela dans sa campagne. Il dira qu'il a lui-même des entreprises (des chocolateries et des fabriques de bonbons) qui se trouvent à Kiev et dans certaines régions orientales de l'Ukraine. Je pense qu’il unira par tous les moyens les entrepreneurs et les industriels du pays - depuis Zaporogié jusqu’à Kharkov. »

Quant aux autres candidats à la présidence, leurs cotes ne leur permettent pas de prétendre sérieusement à la victoire. Ainsi, le nationaliste Oleg Tyagnibok est soutenu par moins de 2 % des électeurs, et Dmitri Iaroch, encore plus radical, aura moins d’un 1 % des voix.

En gros, plus de 20 candidats au poste du président ont déposé leurs documents à la CEC ukrainienne. Pour le moment, seulement sept d’entre eux ont été enregistrés. Le délai de présentation des documents expire dimanche 30 mars à minuit heure locale. Les élections anticipées du chef de l'État ukrainien sont prévues pour le 25 mai.           N

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