Gaz de schiste: Shell maintient sa présence en Ukraine

S'abonnerTelegram
Le consortium pétrogazier anglo-néerlandais Shell compte poursuivre la production de gaz de schiste en Ukraine malgré la crise politique dans ce pays, a déclaré à Donetsk Graham Tiley, président de Shell Ukraine.

Le consortium pétrogazier anglo-néerlandais Shell compte poursuivre la production de gaz de schiste en Ukraine malgré la crise politique dans ce pays, a déclaré mardi à Donetsk Graham Tiley, président de Shell Ukraine.

"Personne ne peut nier l'importance et la complexité de la situation en Ukraine. Mais je voudrais profiter de cette occasion pour dire que nous poursuivons la réalisation de tous nos projets en Ukraine. Je suis fier de nos employés ukrainiens, qui sont au nombre de 2.400, et continuent d'accomplir leurs fonctions", a indiqué M.Tiley lors d'un point presse.

M.Tiley a annoncé avoir récemment rencontré le ministre ukrainien de l'Energie et de l'Industrie minière par intérim Iouri Prodan qui l'avait assuré de son soutien.

En mai 2012, Shell a remporté un appel d'offres pour l'exploitation du gisement de gaz de schiste de Yuzovska, dans les régions ukrainiennes de Kharkov et de Donetsk, qui contiendrait plus de 2.000 milliards de m³ de gaz. L'Ukraine et le groupe Shell ont signé un accord sur le partage de production en janvier 2013. Shell a achevé en septembre dernier le forage du premier puits en Ukraine dans le cadre de sa coopération avec la société ukrainienne Ukrgazdobytcha.

Un changement de pouvoir s'est opéré le 22 février à Kiev. La Rada suprême (parlement ukrainien) a démis le président Viktor Ianoukovitch de ses fonctions et réformé la Constitution. M.Ianoukovitch a qualifié ces événements de "coup d'Etat". Moscou conteste également la légitimité des décisions de la Rada.

Peuplée en majorité de russophones, la république autonome ukrainienne de Crimée a refusé de reconnaître les nouvelles autorités de Kiev et proclamé son indépendance et la réunification avec la Russie au terme d'un référendum du 16 mars. La Russie et la Crimée ont signé le traité sur le rattachement de la république de Crimée et de la ville de Sébastopol à la Fédération de Russie le 18 mars. Kiev a protesté, dénonçant une "annexion".

Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала