Le leader de la Dissidence Française appelle au coup d’État

© Photo: Vincent VauclinLe leader de la Dissidence Française appelle au coup d’État
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« Je crains que la mode de la quenelle ne finisse par neutraliser l'idée de putsch dans un éclat de rire. Il faut être sérieux deux minutes ».

La Dissidence Française fut fondée en 2011 comme association loi 1901 par Vincent Vauclin, 23 ans, diplômé en psychologie. Issu de l'extrême gauche, il s'intéresse très tôt au capitalisme et au consumérisme comme processus de domination. Il rejette l'impasse islamophobe et celle de la violence horizontale, qui feraient le jeu de l'oligarchie. Contre l'Union européenne et l'Otan, il plaide ouvertement pour un axe Paris-Moscou. Il dénonce le piège de l'enfermement virtuel et défend l'importance du militantisme de terrain pour échapper véritablement à l'aliénation moderne.

La Dissidence Française n'ayant pas de compte bancaire, elle met en avant son exigence de qualité plutôt que de quantité. Selon Vincent Vauclin, la Dissidence Française s'est imposée comme un organisme d'intelligence collective destiné à tirer le meilleur de ses militants, dans une sorte de cercle vertueux fondé sur les liens de camaraderie et l'exemplarité.

Dans son dernier livre, Vincent Vauclin appelle à un putsch par l'armée, car les Français n'auraient plus rien à perdre. C'est pour lui le dernier recours.

« C'est pourquoi, compte-tenu de la situation exceptionnellement grave de la France, considérant qu'un point de non-retour est en train d'être franchi, et que la convergence des catastrophes destine notre pays à l'anéantissement économique, moral, social, ethnique, politique et spirituel, nous appelons désormais ouvertement l'armée française à prendre l'initiative, et à restaurer l’État dans l'ensemble de ses prérogatives régaliennes. Jamais les circonstances n'ont rendu le putsch plus réalisable, plus nécessaire, plus souhaitable. Ce qui doit arriver arrivera ».

Liberté des idées - Gender - Changement de société. Putsch est sur le Net depuis le 7 septembre. Avec 600 téléchargements PDF et 100 exemplaires papiers vendus, ce livre a déjà trouvé son public. « J'ai refusé de toucher de l'argent sur les ventes, contrairement à ce qu'on connaît dans la mouvance et que nous nommons le « dissidence business ». Je ne pense pas que cela soit très malin de sortir les dissidents de la modernité pour les replonger dans le monde spectaculaire-marchand qui les aliène à nouveau. Je mise sur la gratuité, je ne veux pas dépendre d'une clientèle ». Cendres, son premier essai, reprend notamment son analyse de la laïcisation et du consumérisme. « La laïcité supprime tout ce qui peut protéger la société des tendances matérialistes. Le ministre de l’Éducation reprend d'ailleurs tout le dogme laïcard dans sa charte de la laïcité. Sous couvert de liberté de penser, Vincent Peillon nous explique que les élèves ne doivent pas être soumis à une quelconque idéologie, mais en réalité la laïcité génère du vide. L'élève, en rentrant chez lui, va se mettre devant la télévision et c'est la publicité qui va combler ce vide. C'est ainsi qu'on fabrique des consommateurs».

Le système produit, selon Vincent Vauclin, des individus sans racine, sans filiation. « Le Gender contribue à détruire notre peuple, et plus généralement, toutes les races, toutes les nations. Cette idéologie cosmopolite avance sous le masque humaniste et républicain. Avec la loi Taubira sur le mariage gay, qui en réalité a été élaborée par Esther Benbassa, sénatrice EELV et citoyenne franco-turco-israélienne, un coup est porté à la civilisation». Vincent Vauclin estime qu'en faisant sauter ce verrou, c'est le mariage qui cesse d'être un pilier de la société, ce qui dissimule une volonté de féminiser l'homme blanc en relativisant les orientations sexuelles. « Il suffit de voir la série Plus belle la vie. Le blanc est soit un beauf, un criminel ou un homosexuel. La blonde est toujours avec le métisse ou le noir. On a là toute la propagande cosmopolite. On ne peut pas faire l'impasse sur la question morale ni sur la question ethnique. Tout est lié.»

La lutte des classes – Prise de conscience.

« On fait face à une oligarchie de type tribale où prédomine une certaine communauté. En m'intéressant à la Shoah, je suis remonté à la question de cette domination. En France on n'a pas le droit d'évoquer cette question ». Pour Vincent Vauclin, la Shoah fait fonction de mythe fondateur dont découlerait une nouvelle vision du monde, nécessairement cosmopolite. « Avec la condamnation du fascisme, c'est toute une vision du monde qui est ainsi condamnée. On n'a pas le droit de penser les races. On n'a pas le droit de penser la nation, la souveraineté, l'enracinement. On doit penser cosmopolite. Il est évident que certains y trouvent un intérêt ».

Travaillant durant deux ans dans un centre d'appel, éphémère syndicaliste à Solidaires, Vincent Vauclin se rapproche du camp national. « J'ai été exclu de Solidaires car j'étais devenu subitement un fasciste ». Dans ce centre d'appel, Vincent Vauclin comprend que la lutte des classes est un leurre. « La conscience de classe est pratiquement nulle chez les femmes et chez les immigrés. Pour la majorité, il était impossible de leur faire comprendre qu'ils sont exploités. Pour eux, c'est le déterminant culturel et ethnique qui compte, pas le déterminant économique. D'où l'intérêt de l'immigration pour le capitalisme, car les immigrés sont généralement hermétiques à la conscience de classe ». Vincent Vauclin rompt avec le gauchisme et ses impasses. « Le journal des Inrocks qualifie par exemple la Dissidence Française de groupuscule d'extrême-droite. Les médias organisent leur propagande antifasciste en travaillant main dans la main avec les syndicats. Peu à peu, l'antifascisme s'est substitué à l'anticapitalisme, et ce n'est pas un hasard : tout cela est téléguidé par le Régime ».

Génération massacrée. « J'ai 23 ans. On ne peut pas se permettre de baisser la tête continuellement. On est une génération qui est sacrifiée. On ne peut pas accepter que notre héritage soit détruit. On n’en a rien à foutre, on mènera le combat jusqu'au bout. Quand je vois que des étudiants sont obligés de vendre de la drogue ou leur corps pour payer leurs études et qu'ils ne comprennent toujours pas, c'est abject. Tout est détruit par quelques oligarques qui se sont accaparés l’État. Nous sommes la dernière génération. Après nous, c'est terminé». Vincent Vauclin oppose tradition et modernité. René Guénon et Julius Evola sont ses sources d'inspiration.

« La loi de 1905 sur la laïcité n'a fait qu'entériner une situation antérieure, qui aboutit à mai 68 et maintenant au mariage gay. Et ce n'est pas fini, la majorité des gens ne réalisent pas les conséquences de ces bouleversements. La franc-maçonnerie est une force de dissolution, de subversion, elle est le principal vecteur de la modernité. C'est elle qui inocule au corps social l'idéologie des Lumières depuis des décennies. A terme, toutes les limites seront transgressées. Il suffisait de faire sauter ce verrou qu'est l'institution du mariage» explique l'activiste.

Putsch. « Nous voulons un coup d’État militaire pour éviter une guerre civile qui serait une catastrophe. Des soldats, des gendarmes, des policiers, en ont assez. Mais de plus en plus de soldats se contentent du geste de la quenelle. Je crains que la mode de la quenelle ne finisse par neutraliser l'idée de putsch dans un éclat de rire. Il faut être sérieux deux minutes ». Vincent Vauclin s’interroge ainsi sur le fait que son livre soit boycotté par certaines personnalités autour de Dieudonné. « J'ai envoyé Putsch à Dieudonné et à Soral. S'ils n'en parlent pas, cela me posera question. Le but de ce livre, c'est aussi de tester tout le monde : le système, mais aussi la mouvance. C'est une partie de poker qui se joue, avec Putsch, j’abats une nouvelle carte. Nous avons la possibilité de créer l’événement au lieu de le commenter, c'est à chacun maintenant d'assumer ses responsabilités».

La Dissidence Française lancera à la fin du mois de septembre une campagne nationale d'affichage pour populariser l'idée du putsch. /N

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