Syrie: l'Irak tente de dissuader les Etats-Unis d'attaquer Damas

© RIA Novosti . Sergey Guneev / Accéder à la base multimédiaLe premier ministre irakien Nouri Al-Maliki
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Le premier ministre irakien Nouri Al-Maliki a eu plusieurs entretiens téléphoniques avec les membres de l'administration américaine dans l'espoir de les dissuader d'attaquer la Syrie, a annoncé mardi Fouad al-Dorki, député au parlement irakien.

Le premier ministre irakien Nouri Al-Maliki a eu plusieurs entretiens téléphoniques avec les membres de l'administration américaine dans l'espoir de les dissuader d'attaquer la Syrie, a annoncé mardi Fouad al-Dorki, député au parlement irakien.

"M.Al-Maliki s'est entretenu par téléphone avec les représentants de l'administration américaine pour empêcher une frappe militaire contre la Syrie et les appeler à régler la crise par le dialogue", a indiqué M.Al-Dorki, qui fait partie du bloc parlementaire dirigé par M.Al-Maliki.

Le vice-président américain Joe Biden figure parmi les interlocuteurs du premier ministre irakien, selon le député.

L'Irak est hostile à l'intervention militaire étrangère en Syrie, qui porterait un préjudice grave aux pays voisins de la Syrie, et avant tout à l'Irak, a ajouté M.Al-Dorki.

"Le ministère irakien des Affaires étrangères a envoyé des lettres aux dirigeants des Etats-Unis et d'autres pays, les informant de la position irakienne à l'égard de la situation en Syrie et de l'éventuelle opération militaire. L'Irak préconise le dialogue et le règlement politique de la crise", a conclu le député.

La situation en Syrie s'est aggravée suite à une annonce, faite le 21 août par certains médias hostiles au président Bachar el-Assad, de l'emploi d'armes chimiques par les troupes gouvernementales syriennes près de Damas. Les autorités syriennes ont démenti cette allégation, déclarant que l'armée n'avait jamais recouru aux gaz de combat. La Coalition nationale de l'opposition syrienne (CNS) affirme que cette attaque présumée pourrait avoir fait 1.300 morts. Des pays occidentaux, dont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France, ont profité de cette information non confirmée pour appeler ouvertement à une intervention militaire en Syrie sans l'aval du Conseil de sécurité de l'ONU.

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