Opposition syrienne : nouveau leader et vieux slogan

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Le refus du dialogue avec le régime de Bachar al-Assad est la condition de l'unification de l’opposition syrienne pour l’instant divisée, selon la déclaration faite au congrès du Conseil national syrien (CNS) qui s’est tenu à Doha, capitale du Qatar. Ses participants ont tenté de former un gouvernement de transition.

Pendant presqu’une semaine, le Conseil national syrien (CNS, opposition), a siégé à Doha. Le but avoué de cette rencontre qui a débuté le 4 novembre était la création d’une organisation d'opposition unique et l’élaboration d’une stratégie commune de lutte contre le régime d’al-Assad. Dans l’esprit des leaders du CNS, l’opposition soudée doit créer un gouvernement de transition dans les régions syriennes contrôlées par les insurgés. Cette démarche doit faciliter l’obtention d'une aide des alliés à l’étranger dont certains hésitent à fournir des armes aux combattants de crainte qu’elles ne soient détournées.

Pourtant, les négociations avec la participation des leaders des dizaines de groupements de l'opposition ont traîné en longueur et n’ont abouti qu’à l’élection ce samedi du nouveau chef du CNS. Georges Sabra, ancien communiste et actuellement social-démocrate et chrétien a pris la place d’Abdelbaset Sida, représentant de la communauté kurde de Syrie. Il est également devenu évident que les oppositionnaires réunis à Doha ne songeaient même pas au règlement pacifique du conflit : « La Syrie sans Assad » - tel est le slogan qui doit fédérer l'opposition.

La position des insurgés a naturellement provoqué la réaction de Moscou qui n’abandonne pas ses efforts en vue d’un règlement pacifique du conflit syrien. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a accusé l’opposition de favoriser la poursuite de l’effusion de sang en exigeant la démission du président Assad avant la fin des négociations. Plus tard, le point de vue de la Russie a été relayé par le porte-parole du MAE Alexandre Loukachévitch.

« Cette rencontre et les autres rencontres de ce genre doivent être jugées en fonction de la disposition de leurs participants à s’unir sur la base du règlement pacifique du conflit en Syrie par les Syriens eux-mêmes sans ingérence extérieure et par la voie des négociations et du dialogue. C’est ce que prévoit le texte du communiqué de la rencontre de Genève du 30 juin dernier. La position de principe défendue par la Russie privilégie le règlement pacifique du conflit ».

Pendant que les leaders de l’opposition siégeaient au Qatar, les combattants ont reçu 50 nouveaux missiles Stinger et ont travaillé sans relâche. Les fruits de ce travail se traduisent par de nouvelles victimes et destructions et un flot de réfugiés. Plus de 400 mille personnes ont déjà fui la Syrie, selon les données de l’ONU. T

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