Le Turkménistan a organisé mercredi en mer Caspienne ses premiers exercices navals à tirs réels baptisés "Khazar-2012" (la mer de Khazar est le nom de la mer Caspienne en turkmène).
Les exercices se sont déroulés au centre d'entraînement naval du ministère turkmène de la Défense situé à Djafar, à 60 km de la ville de Turkmenbachy (ex-Krasnovodsk), en présence du président turkmène Gourbangouly Berdymoukhammedov.
Les forces armées du pays se sont entraînées à repousser des attaques à la frontière maritime turkmène en mer Caspienne. Selon le scénario, des forces ennemies ont pris des otages à bord d'un navire, ont débarqué sur la côte turkmène et ont attaqué une raffinerie de pétrole en utilisant des navires de guerre et des avions de combat.
Deux corvettes lance-missiles de classe Molniya - Edermen (Vaillant) et Gaïratly (Plein d'abnégation), ainsi que les patrouilleurs Barkarar (Puissant) et Arkadag (Appui) ont constitué un groupe de frappe chargé de repousser "l'attaque ennemie". Des vedettes de patrouille et des vedettes de type Zodiac ont aussi participé aux manœuvres. L'armée de l'air a dépêché des chasseurs MiG-29, Su-24, Diamond-42, des drones Falkon, ainsi que des hélicoptères Eurocopter-145, Agusta-109, Mi-17V-5, Mi-24. Les militaires ont en outre utilisé les missiles sol-air Petchora-2M, S-60, les lance-roquettes multiples Smertch, Ouragan et d'autres systèmes d'artillerie.
Des ambassadeurs et attachés de défense de plusieurs pays étrangers ont assisté à ces premiers exercices navals turkmènes en qualité d'observateurs.
En août 2009, le président Berdymoukhammedov a chargé les autorités du pays de créer un système efficace de contrôle des eaux territoriales avant 2015. En 2010, un institut de la Marine a été mis en place auprès du ministère turkmène de la Défense. La même année, le Turkménistan a en outre adopté un programme de développement de la Marine à l'horizon 2015.
Aux termes de l'accord signé lors du 3e sommet de la Caspienne le 18 novembre 2010, le maintien de la sécurité dans la mer Caspienne, une des régions du monde les plus riches en hydrocarbures, relève des pays riverains - l'Azerbaïdjan, l'Iran, le Kazakhstan, la Russie et le Turkménistan. L'accord jette les bases juridiques de la coopération entre les services secrets et les organes judiciaires des cinq pays signataires, dans la lutte contre le terrorisme, le crime organisé, la contrebande, la traite des êtres humains et les migrations clandestines. Tout en intensifiant leur coopération en matière de sécurité, les cinq pays riverains n'arrivent toujours pas à s'accorder sur le statut juridique de la mer Caspienne.
