L’opposition a rejeté la proposition d’Assad

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Le problème syrien ne fait que s’aggraver. Damas accuse l’Occident de tentative de colonisation du pays. L’opposition syrienne a rejeté la proposition du président Bachar al-Assad de lancer un dialogue politique.

Le 3 juin, pendant l’entretien avec le chef du MAE russe Sergei Lavrov, Kofi Annan a donné son appréciation des événements en Syrie. Le ministre russe a noté que la Russie était  prête à examiner diverses variantes en vue de coordonner l’activité internationale sur l’axe syrien.

Ni les leaders européens, ni le président américain Barack Obama n’oseront s’ingérer dans le conflit syrien sans l’autorisation du Conseil de Sécurité de l’ONU, pense l’expert de l’Ecole d'économie de Londres Favaz Guerguez. Voilà pourquoi le rôle de la Russie est très important, car elle est un acteur principal dans la solution de la crise syrienne.

Entre-temps, le président syrien Bachar al-Assad a accusé l’Occident de mener une guerre en vue de coloniser le pays. Il l’a déclaré devant le parlement nouvellement élu. C’était la première intervention du président depuis les derniers mois.

"La communauté internationale estime qu’en Syrie, il n’y a que des manifestations paisibles et que seules ses autorités sévissent. Mais, 18 mois après le début du conflit, il est devenu clair qui fait quoi. Le rôle de la communauté internationale est flagrant. Tout le monde comprend ce que c’est que l’ambition colonialiste. Elle a toujours existé et ne disparaîtra pas".

Assad a déclaré aussi que seulement une solution politique pouvait sauver la Syrie. Les autorités sont toujours prêtes à la chercher avec l’opposition. Il a souligné que le dialogue était possible avec ceux qui ne soutenaient pas  l’idée de l’intervention militaire  internationale  et n’aidaient pas les terroristes. Mais l’opposition, le Conseil National syrien, a rejeté l’appel de Bachar al-Assad. Le représentant du conseil Abdurahman Akha a déclaré :  

"L’intervention a montré la faiblesse d’Assad. Il sent que la communauté internationale est prête à durcir les sanctions à  l’encontre du régime syrien et sent aussi qu’il est tout seul".

Entre-temps, les leaders des pays-membres de la Ligue Arabe se sont réunis à Doha. Ils ont appelé le CS de l’ONU à augmenter le nombre d’observateurs en Syrie  et à élargir  leurs fonctions pour protéger les Syriens. Il a été proposé d’adopter une résolution durcissant les sanctions à l’encontre de la Syrie. La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton avait déjà formulé cette initiative auparavant. La Russie, de son côté, considère la convocation d’une nouvelle réunion du CS de l’ONU sur la Syrie prématurée. 

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