L’Afrique: les échos de la semaine

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Les chefs d'Etat ouest-africains ont annoncé l'envoi d'une force au Mali, en proie à des

Les chefs d'Etat ouest-africains ont annoncé l'envoi d'une force au Mali, en proie à des troubles depuis le coup d'Etat du 22 mars, dès que le pays "en fera la demande", dans un communiqué publié jeudi à l'issue d'un sommet à Dakar consacré aux crises bissau-guinéenne et malienne. La commission de la Cédéao doit d'abord "consulter les partenaires au développement en vue du financement du déploiement" de cette force. Lors d'un précédent sommet le 26 avril à Abidjan consacré aux deux mêmes crises, il avait été décidé de demander à la commission de la Cédéao de "commencer avec effet immédiat le déploiement de la force d'attente de la Cédéao" au Mali. Les chefs d'Etat ont par ailleurs "condamné avec fermeté les affrontements entre les différentes forces armées et déploré leur impact négatif sur la sécurité des populations", ajoute le communiqué de Dakar. Les forces armées sont appelées à "se consacrer aux missions régaliennes de défense du territoire", et "toute personne qui déstabilisera la transition s'exposera aux sanctions", selon le texte.

Le ministère des Affaires étrangères de Russie est préoccupé par le maintien des tensions au Mali et constate le caractère instable du mouvement vers la normalisation. "Nous appelons les parties en conflit au Mali, en premier lieu les militaires,  à arrêter les violences et à  donner la priorité aux négociations", souligne le ministère. "Moscou soutient les efforts de médiation de la CEDEAO, visant au règlement de la crise malienne". Moscou est préoccupée par le souhait de la junte au Mali de torpiller les dispositions de l'accord avec la CEDEAO et la médiation même de la CEDEAO. Le Mali traverse actuellement une crise militaro-politique extrêmement grave. Le Nord du pays est contrôlé par des groupes armés de tout poil, dont des extrémistes islamiques, des rebelles touaregs  et des bandes de criminels.

L'Union africaine (UA) "ne peut traiter" les problèmes auxquels sont confrontés les pays du Sahel notamment le Mali sans recourir à l'action centrale de l'Algérie, a déclaré mercredi à Alger le président de la Commission de l'Union africaine  Jean Ping. "Nous ne pouvons pas traiter ces questions (la situation particulièrement difficile au Mali notamment) sans recourir à l'action centrale de l'Algérie", a déclaré M. Ping, cité par l'agence de presse APS. M. Ping, qui se trouve depuis mardi en Algérie pour des consultations sur le Mali, a indiqué avoir eu des entretiens avec le président Abdelaziz Bouteflika et de hauts responsables algériens pour "voir ce que nous pourrons faire ensemble". L'Algérie fait partie des pays du Sahel, qui compte le Mali, le Niger, la Mauritanie, le Tchad et le Burkina Faso.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a demandé jeudi "l'arrêt immédiat de la rébellion" des anciens membres du Congrès national pour la défense du peuple en République démocratique du Congo (RDC) et déclaré "soutenir les efforts des autorités congolaises" pour régler la crise. Dans une déclaration adoptée jeudi, le Conseil se déclare particulièrement inquiet du nombre de personnes déplacées par ces combats dans le pays ou réfugiés dans les pays voisins. Selon une évaluation provisoire de l'ONU, près de 20.000 personnes ont été déplacées par les combats entre l'armée et des mutins ex-membres du CNDP qui ont éclaté dimanche au Nord-Kivu, dont 3.500 ont fui au Rwanda voisin. Les 15 pays membres du Conseil ont aussi "souligné l'importance de désarmer et de démanteler tous les groupes armés opérant dans l'est de la RDC et demandé à cet égard la coopération" des pays voisins. Ils "soulignent l'importance pour le gouvernement congolais de poursuivre activement et de juger les responsables de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité" en RDC et demandent à la Mission de l'ONU (MONUSCO) d'aider le gouvernement congolais à le faire.

Les autorités de Khartoum ont affirmé jeudi vouloir faire la paix avec le Soudan du Sud, en espérant qu'il réponde favorablement aux résolutions de l'Union Africaine et de l'ONU pour mettre fin aux hostilités, a déclaré dans un communiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Al-Obeid Meruh. Tout en associant de nouveau Khartoum aux efforts de l'Union Africaine pour mettre fin aux hostilités entre le Soudan et le Soudan du Sud, le communiqué du ministère des Affaires étrangères est resté vague dans sa réponse à la résolution des Nations unies soutenant le plan de l'UA. Le Conseil de sécurité de l'ONU a enjoint mercredi au Soudan et au Soudan du Sud de mettre fin aux hostilités d'ici 48 heures sous peine de s'exposer à des sanctions, donnant un appui diplomatique aux efforts de l'Union Africaine pour mettre fin à la violence et obtenir le démarrage des négociations de paix.

Les gouvernements de plusieurs pays du sud de l'Afrique bloquent l'accès à certaines informations et tentent d'influencer plus ou moins directement les médias, estime l'Institut des médias d'Afrique australe (MISA) dans son rapport annuel, publié mercredi. "L'expérience récente en Afrique australe montre que les gouvernements, y compris ceux qui sont censés être progressistes --comme l'Afrique du Sud-- sont de plus en plus secrets, ce qui entrave l'accès à l'information, et expriment le désir plus ardent d'exercer un contrôle politique des médias", écrit le MISA, organisation non gouvernementale basée à Windhoek, en Namibie. Le MISA s'inquiète en particulier du projet de loi sur les médias en cours d'examen en Afrique du Sud, qu'il considère comme typique des pratiques dans la région. "Ce qui se passe en Afrique du Sud est une justification facile pour des politiques similaires dans la région et ailleurs", note l'ONG dans son rapport titré "Alors, c'est la démocratie?". Sur les onze pays passés en revue, elle critique en particulier les lois restrictives sur les médias au Lesotho, au Malawi, au Swaziland et au Zimbabwe.

Un mouvement islamiste auteur dans le Sahel de l'enlèvement de dix otages - sept Algériens, deux Espagnols et une Italienne - a réclamé mercredi une rançon totale de 45 millions d'euros pour en libérer neuf, ainsi que la libération de prisonniers détenus en Algérie et en Mauritanie. Ces exigences ont été formulées par Adnan Abu Walid Sahraoui, porte-parole du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), dans une réponse écrite en français à des questions de l'AFP. Le Mujao, récemment apparu et présenté comme une dissidence d'Al-Qaïda au Maghreb islamique qui a ses bases dans le nord du Mali, a affirmé être l'auteur le 23 octobre 2011 de l'enlèvement à Tindouf (Ouest de l'Algérie) de trois humanitaires - deux Espagnols, dont une femme, et une Italienne - et le 5 avril du consul d'Algérie à Gao et de six de ses collaborateurs. Concernant les otages occidentaux, "les négociations portent seulement sur l'otage italienne et l'otage espagnole", selon le porte-parole. Il a précisé que le Mujao a réclamé "une rançon de 30 millions d'euros" et demandé à l'Espagne "d'intervenir pour la libération de deux Sahraouis arrêtés par la Mauritanie".

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