Russie-Syrie : toutes les subtilités du dialogue à l’orientale

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La crise syrienne doit être réglée sans une intervention extérieure, a d

La crise syrienne doit être réglée sans une intervention extérieure, a déclaré le représentant spécial du président russe pour l’Afrique et le président du comité des affaires internationales du Conseil de la Fédération, Mikhaïl Marguelov. Il a parlé aux journalistes des résultats de ses pourparlers avec les défenseurs des droits de l’homme syriens et des opposants au régime de Bashar el-Assad.

La délégation syrienne comprend des représentants de diverses confessions venus à Moscou des différents pays où ils vivent en exil. La Russie est donc en contact avec les représentants des forces politiques syriennes les plus diverses et n’exclut pas à mettre les autorités et leurs opposants à la table de négociations, a dit Mikhaïl Marguelov :

« Nous sommes convaincus que seul le peuple syrien a le droit et les moyens de résoudre les problèmes auxquels fait aujourd’hui face la société syrienne et ce sans aucune intervention extérieure. La Russie voudrait que la Syrie sorte le plus rapidement de la crise. Nous désapprouvons fermement toute effusion du sang et sommes prêts à aider dans les changements politiques en Syrie. C’est avec une grande satisfaction qu’on a appris aujourd’hui que l’opposition syrienne ne s’opposait pas à la résolution politique de la crise ».

Le président de la délégation syrienne Ammar Kurabi a partagé l’opinion du sénateur russe disant que le dialogue était un outil efficace de règlement des conflits. Mais il a indiqué qu’une crise de confiance existait depuis longtemps entre les autorités et l’opposition  ce qui faisait la dernière ne pas prendre au sérieux les réformes proposées ni se fier aux autorités appelant au dialogue national.

Les contestations antigouvernementales ont commencé il y a six mois dans le pays. L’opposition revendique la démission du président et les réformes politiques. Bashar el-Assad promet de modifier la constitution et de mettre en route les réformes. Mais les affrontements sanglants n’en finissent pas en Syrie. L’Occident brandit la menace des sanctions alors que les Etats-Unis et l’Union européenne ont déjà soutenu l’opposition syrienne en invitant Assad à partir et en imposant un embargo sur les importations du pétrole syrien.

Quant à la Russie, elle juge inadmissible d’intervenir dans les affaires intérieures de Damas. Dans son interview récente à la chaîne télé « Euronews » le président Dmitri Medvedev a appelé l’Occident à ne pas idéaliser la situation syrienne. Il y a des gens très différents parmi ceux qui manifestent dans les rues de Syrie. Il y en a ceux qui sont extrémistes voire terroristes. C’est de l’équilibre de forces et d’intérêts qu’il faut partir, a insisté le président russe.

Moscou est, par ailleurs, contre l’adoption des sanctions par le CS de l’ONU en redoutant une escalade du conflit comme c’était le cas en Libye.

L’opposition attend la visite des parlementaires russes en Syrie afin que ceux-ci puissent voir de leurs propres yeux ce qui se passe aujourd’hui dans le pays. Lundi Mikhaïl Marguelov rencontrera une autre délégation, cette fois celle du gouvernement syrien.

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