Toxicomanie – menace à la sécurité nationale

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La toxicomanie est l'une des principales menaces à la sécurité nationale de la Russie. Le pays recense quelque 2,5 millions de drogués, soit 2% de la population. Cette statistique alarmante sera présentée au Président Medvedev, lundi 18 avril, au présidium du Conseil d'État.
La toxicomanie est l'une des principales menaces à la sécurité nationale de la Russie. Le pays recense quelque 2,5 millions de drogués, soit 2% de la population. Cette statistique alarmante sera présentée au Président Medvedev, lundi 18 avril, au présidium du Conseil d'État. Le thème principal des discussions, le renforcement de la lutte contre la toxicomanie parmi la jeunesse, car 80% des toxicomanes ont moins de 30 ans.

Selon le Comité international pour le contrôle des stupéfiants, la Russie occupe la première place en Europe par le volume de consommation des opiacés. Les stupéfiants emportent chaque année jusqu'à 100.000 vies, souligne Evgueni Roïzman, président du fonds "Une Ville Sans Stupéfiants".

"Selon les statistiques, 90% des cas de mortalité des toxicomanes en Russie revient à la consommation des opiats, le reste est lié à la consommation des drogues synthétiques. 94-95% des toxicomanes sont jeunes hommes. Nous comprenons que c'est une catastrophe mais nous ne ressentons pas son échelle. Lorsqu'on dit que jusqu'à 100 mille personnes meurent chaque année, c'est vrai", insiste Evgueni Roïzman.

Les consommateurs les plus actifs des drogues sont les jeunes hommes entre 14 et 30 ans. De nombreux toxicomanes sont atteints du virus de SIDA. Selon le ministère russe de la Santé, la Russie recense plus de 500.000 personnes séropositives. Rien qu'en l'année dernière, 46 mille nouveaux cas ont été enregistrés.

La tendance menaçante doit être brisée par la Stratégie de la politique anti-narcotique nationale, qui doit être appliquée jusqu'à 2020. Le document prévoit, notamment, le durcissement de la peine pour la diffusion et la consommation des drogues. Un élément important de la lutte comprend les tests de dépistage de drogues en écoles et établissements d'enseignement supérieur. Cette pratique a été déjà lancée: le Tatarstan l'a déjà essayée, et récemment la Douma de Moscou a approuvé et a soumis à la Douma d'État le projet de loi sur les tests obligatoires de dépistage de drogues et d'alcool pour les écoliers, les étudiants et les travailleurs de certaines professions.

Les auteurs de la stratégie anti-narcotique réservent un rôle important à la propagande d'un mode de vie sain et à la création d'un réseau de centres de réhabilitation pour les toxicomanes. Mais certains spécialistes estiment que, pour que ces centres fonctionnent efficacement, il faut un mécanisme de réhabilitation par contrainte. A cette fin, il faut amender la législation: il faudra probablement reconnaitre les drogués comme interdits judiciaires. En même des experts s'opposent à cette mesure en craignant qu'elle ne serve de base à la violation des droits de l'homme et à autre formes d'abus.

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