Un cœur brisé engendrerait une douleur physique

Un cœur brisé engendrerait une douleur physique
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Qui a-t-il de commun entre la souffrance produite par le mal-être amoureux et la sensation d’une brûlure?

Qui a-t-il de commun entre la souffrance produite par le mal-être amoureux et la sensation d’une brûlure? Les chercheurs du Michigan affirment que les sensations physiques désagréables et le sentiment d’abandon excitent les mêmes zones du cerveau, c’est-à-dire les centres responsables des sensations de douleur.

L’étude américaine a été réalisée à partir d’un échantillon de 40 personnes délaissées par leurs compagnons ou qui ont rompu ces six dernier mois. La première partie du test était liée aux tourments de l’esprit : les participants regardaient les photos de leurs amoureux en se remémorant la scène de séparation. Ce faisant, le tomographe fixait l’excitation de certaines zones du cerveau. La deuxième phase consistait à attacher, à la main gauche des volontaires, un dispositif qui chauffe et provoque une sensation de douleur. Le tomographe a enregistré l’excitation des mêmes zones du cerveau.

« Grâce aux expériences de ce genre, les chercheurs pourront expliquer les causes des maladies physiques et des déviances psychiques résultant des tourments. D’ailleurs, la science connaît depuis longtemps le lien qui existe entre les phénomènes psychiques et la physiologie », rappelle le psychologue Serguei Klioutcnikov.

Cette découverte particulièrement intéressante vient confirmer que l’homme possède une certaine structure spirituelle qui a des ressemblances avec la structure physique. Quant aux phénomènes psychiques, ils ne sont plus une simple propriété de notre conscience mais tout un monde parallèle qui est également en prise sur le cerveau. L’existence parallèle de ces facteurs est l’objet d’étude de la branche de psychologie qu’on appelle la psychosomatique. La psychosomatique désigne une relation de l'esprit au corps, un trouble psychique pouvant se répercuter sur la santé physique. Et inversement, toute douleur ou souffrance spirituelle qui tend à se perpétuer « descend » au niveau du corps physique pour engendrer une maladie.

Ce n’est pas un hasard si, quelle que soit la maladie, les médecins conseillent à leurs patients de garder leur calme. Les émotions fortes et autres tourments de l’esprit portent préjudice à l’organisme dans son ensemble. Les psychiatres préviennent qu’il faut surtout éviter les crises de nerfs au printemps. Après tout, on ne sait pas ce qui nuit le plus à la santé : l’avitaminose qui survient au printemps ou les émotions qu’on ne maîtrise plus.

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