Sécurité : Serguei Ivanov dresse le bilan de la conférence de Munich

Sécurité : Serguei Ivanov dresse le bilan de la conférence de Munich
Sécurité : Serguei Ivanov dresse le bilan de la conférence de Munich - Sputnik Afrique
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L'entrée en vigueur du nouveau Traité de réduction des armes stratégiques offensives (START) a été l'un des principaux résultats de la 47 ème conférence de Munich, estime Serguei Ivanov.

L'entrée en vigueur du nouveau Traité de réduction des armes stratégiques offensives  (START) a été l'un des principaux résultats de la 47èmeconférence de Munich, estime Serguei Ivanov. Le vice-premier ministre a tiré un bilan du forum le plus complet concernant les problèmes de sécurité.

Plus de 90 % des armes nucléaires présentes dans le monde sont détenues par la Russie et les États-Unis. Le traité, entre Moscou et Washington, sur leur réduction de 30% par rapport au niveau établi par le Traité de désarmement nucléaire conclu le 24 mai 2002 à Moscou  a été salué par tous les États-membres de la conférence. Les conditions du traité sont assez rigides mais cela ne veut pas dire que les parties ne pourront pas moderniser leurs armements, explique Serguei Ivanov.

« Ce traité n'impose aucun engagement de la Russie mis à part le respect des limites indiquées. Nous sommes libres, tout comme les Américains, de développer nos armes stratégiques offensives, terrestres, maritimes et aériennes. Il n'y a aucune restriction pour les classes d'armes », a-t-il souligné.

Serguei Ivanov a affirmé que les plans de la Russie sur la construction et le développement de la composante stratégique de ses forces armées restaient en vigueur.

« Cela concerne notamment les missiles Boulava, Iars et les futurs systèmes de missiles. Je suis persuadé qu'ils [les systèmes de missiles analogues] seront également mis au service des États-Unis car chaque partie veut que ses armes nucléaires offensives soient efficaces, modernes et absolument fiables ».

L’autre sujet important qui a été discuté lors de cette conférence est la coopération en Afghanistan entre la Russie et l'OTAN. Elle doit être poursuivie. La Russie voudrait voir un Afghanistan stable et paisible, elle voudrait que le maintien de la stabilité par les forces internationales soit un succès, a souligné le vice-premier ministre russe.

« Nous observons avec beaucoup d'inquiétude la relance de l'activité des extrémistes dans le nord de l'Afghanistan. Le retour des Talibans au pouvoir ou l'anarchie dans ce pays va sans aucun doute menacer gravement la sécurité de la Russie. C’est pourquoi, depuis plusieurs années, nous aidons les forces internationales de stabilisation, notamment par le transit ferroviaire, via la Russie, vers l'Afghanistan. Les États-Unis à eux seuls ont transporté plus de 20 000 containers par cette voie. Un pont aérien a été établi. L'aviation de transport militaire des États-Unis a la permission de franchir notre territoire pour l'acheminement de frets vers l'Afghanistan et pour leur retour. Le troisième aspect est qu’après plusieurs années d'efforts inutiles, nos partenaires de l'OTAN ont finalement compris la nécessité de coopérer étroitement dans la lutte anti-drogue. Dans ce sens, la Russie a élargi la formation des spécialistes afghans dans la lutte anti-drogue » reprend-il.

L'opération des forces internationales en Afghanistan doit aboutir à une fin logique. La Russie y  un intérêt. Pour l'instant la situation y est extrêmement instable et inquiétante. Quant aux délais de séjour des Américains en Afghanistan, Ivanov a noté  qu’ils dépasseront, cette année, ceux du séjour soviétique dans les années 80, sur le même territoire.

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