VIKTOR IVANOV : LE REMEDE POUR L’AFGHANISTAN S’EST AVERE PLUS EFFROYABLE QUE LA MALADIE

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La menace de la drogue, considérée comme un supplément à l’opération anti-terrorisme en Afghanistan, a laissé le problème prendre une dimension globale.
La menace de la drogue, considérée comme un supplément à l’opération anti-terrorisme en Afghanistan, a laissé le problème prendre une dimension globale. C’est ce qu’a jugé lundi le directeur du Service fédéral de Russie pour le contrôle du trafic de la drogue Viktor Ivanov à la session de la Commission de l’ONU pour les stupéfiants, tenue à Vienne.
Le remède prescrit à l’Afghanistan sous forme d’opération anti-terrorisme s’est avéré presque plus nocif que la maladie elle-même, a relevé le responsable du Service fédéral pour le contrôle de la drogue. En témoignent environ un million de vies à travers le monde sacrifiées aux opiacées durant cette décennie. Pour cette raison une petite réduction de l’ampleur du problème de la drogue afghane ces deux ans ne doit pas tranquilliser. On ne saura vaincre les forces radicales en Afghanistan, si l’on ne combat pas la production et le trafic illicite de la drogue, souligne l’expert de l’Institut de l’Economie mondiale et des relations internationales Vladimir Evséev.
Hélas, les troupes de l’OTAN accordent à cela insuffisamment d’attention. Sans doute, pour ne pas se faire des problèmes supplémentaires en territoire de ce pays. A chaque rencontre, tenue dans le cadre du Conseil OTAN-Russie, au cours des contacts bilatéraux avec des Etats européens, lors des pourparlers avec la partie américaine, on doit constamment soulever le problème lié au trafic de la drogue. Et appliquer la ligne sur un affermissement de la coopération en vue de bloquer les livraisons de la drogue, en premier lieu, transitant par la voie du nord, via l’Asie centrale. Parce que la majeure partie de cette drogue se retrouve dans les pays européens, comme en territoire des Etats-Unis.
En suivant l’itinéraire du nord, les stupéfiants passent au Kazakhstan, et de là — en Russie. Selon les données de l’ONU, depuis l’entrée des troupes de l’OTAN et des Etats-Unis en Afghanistan en 2003, la production de l’opium y a été multipliée par 40. D’après les experts, environ 90 % d’héroïne sur la planète sont produits dans ce pays. De l’avis de M. Ivanov, les décisions de l’ONU et des organisations anti-drogue régionales doivent être réalisées par des stratégies nationales ayant des critères précis d’efficacité. La Russie doit également coopérer davantage avec ses alliés pour l’Organisation du Traité sur la sécurité collective. Cela permettra de poser une barrière sure aux frontières méridionales de la CEI, couper court au transit et réduire la menace de la drogue, émanant de l’Afghanistan.
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