La Conférence sur la sécurité a achevé ses travaux à Munich. Le vice-ministre russe des AE Alexandre Grouchko a dit au correspondant de la « Voix de la Russie » son opinion sur le bilan des discussions.
Comment se sont déroulés les débats concernant la future stratégie de l’OTAN ? :
La discussion a été très intéressante. Elle a montré qu’il existait deux écoles de la pensée. Les partisans de la première croient que l’OTAN doit devenir une organisation globale, que l’Alliance va élaborer l’ordre du jour dans la sphère de sécurité et rechercher un partenariat avec tous les Etats du monde, avec toutes les structures musclées, afin de résoudre des problèmes, liés à la sécurité. L’inconvénient d’une telle approche — et le représentant de la Russie Konstantin Kossatchev l’a noté à la conférence — est que l’OTAN veut agir dans le monde, mais pense local. Ce qui constitue une contradiction profonde, car les problèmes globaux concernent tous. La position de la Russie réside en ce que l’OTAN ne doit pas adapter à elle le contexte global en matière de sécurité, mais s’intégrer dans le nouveau système des rapports, tenir compte, je le souligne, des intérêts légitimes des autres dans le domaine sécuritaire. Il est question de la Russie, Inde, Chine, de nouveaux centres de force, émergeant en Asie. C’est uniquement sur une telle base qu’il sera possible de conjuguer les efforts et d’apporter des solutions aux problèmes globaux. Si, par contre, l’OTAN cherchera à assumer un rôle clé dans des domaines aussi importants que la sécurité énergétique, les changements climatiques, la sécurité cybernétique, il y aura alors danger d’apparition de nouveaux clivages dans ces sphères, qui en puissance peuvent devenir celles de coopération, et non de compétition et d’opposition.
On discutait à la conférence des sujets sensibles, relatifs à la sécurité internationale. Au regard de cela quel est, selon vous, le bilan des discussions ? :
Comment se sont déroulés les débats concernant la future stratégie de l’OTAN ? :
La discussion a été très intéressante. Elle a montré qu’il existait deux écoles de la pensée. Les partisans de la première croient que l’OTAN doit devenir une organisation globale, que l’Alliance va élaborer l’ordre du jour dans la sphère de sécurité et rechercher un partenariat avec tous les Etats du monde, avec toutes les structures musclées, afin de résoudre des problèmes, liés à la sécurité. L’inconvénient d’une telle approche — et le représentant de la Russie Konstantin Kossatchev l’a noté à la conférence — est que l’OTAN veut agir dans le monde, mais pense local. Ce qui constitue une contradiction profonde, car les problèmes globaux concernent tous. La position de la Russie réside en ce que l’OTAN ne doit pas adapter à elle le contexte global en matière de sécurité, mais s’intégrer dans le nouveau système des rapports, tenir compte, je le souligne, des intérêts légitimes des autres dans le domaine sécuritaire. Il est question de la Russie, Inde, Chine, de nouveaux centres de force, émergeant en Asie. C’est uniquement sur une telle base qu’il sera possible de conjuguer les efforts et d’apporter des solutions aux problèmes globaux. Si, par contre, l’OTAN cherchera à assumer un rôle clé dans des domaines aussi importants que la sécurité énergétique, les changements climatiques, la sécurité cybernétique, il y aura alors danger d’apparition de nouveaux clivages dans ces sphères, qui en puissance peuvent devenir celles de coopération, et non de compétition et d’opposition.
On discutait à la conférence des sujets sensibles, relatifs à la sécurité internationale. Au regard de cela quel est, selon vous, le bilan des discussions ? :
A mon avis, la conclusion majeure à tirer est que le monde se trouve actuellement au carrefour. On perçoit la nécessité de mettre en parfait accord tous les instruments sécuritaires. Le paradoxe est que dans la sphère économique la communauté euro-atlantique a su enjamber les dogmes idéologiques, met en place des formats progressistes d’interaction, par exemple, le G20. Alors que dans le domaine de sécurité une telle organisation est absente. L’OSCE, conçue dans le temps à cet effet, ne parvient pas à remplir ses fonctions. Et quand nous parlons sécurité euro-atlantique, nous devons tirer cette conclusion impartiale que nous n’avons ni base juridique ferme, ni de Traité de sécurité européen. En conséquence, la Russie propose de conclure un tel traité, a dit à la « Voix de la Russie » le vice-ministre russe des AE Alexandre Grouchko.