Russie: Caucase du Nord et Tatarstan zones à risque pour les journalistes (expert)

© RIA NovostiRussie: Caucase du Nord et Tatarstan zones à risque pour les journalistes (expert)
Russie: Caucase du Nord et Tatarstan zones à risque pour les journalistes (expert) - Sputnik Afrique
S'abonner
Les journalistes travaillant en Russie subissent les risques et les pressions les plus importants dans les républiques du Caucase du Nord, au Tatarstan et au Bachkortostan (Oural)

Les journalistes travaillant en Russie subissent les risques et les pressions les plus importants dans les républiques du Caucase du Nord, au Tatarstan et au Bachkortostan (Oural), a annoncé mardi à RIA Novosti le directeur du centre du journalisme extrême Oleg Panfilov.

"C'est le Caucase du Nord (qui est plus dangereux pour les journalistes), j'ai notamment en vue le Daghestan, la Karatchaïevo-Tcherkessie, la Kabardino-Balkarie et toutes les républiques du Caucase du Nord", a indiqué M.Panfilov,  interrogé sur les endroits les plus risqués pour les journalistes.

Selon M.Panfilov, on dénombre en Russie depuis 1993 plus de 50 assassinats commandités de journalistes, liés à leur activité professionnelle. "Tous ces meurtres n'ont pas fait l'objet d'une enquête correcte, les criminels courent toujours".

Le journaliste a souligné qu'en l'absence d'enquêtes minutieusement menées et d'arrestation des criminels ainsi que des commanditaires, il serait impossible de mettre fin aux assassinats.

"Il est évident qu'il y a des régions où les journalistes n'ont jamais été assassinés, par contre, travailler dans ces régions est bien difficile, car on y observe des pressions constantes de la part des autorités. Il s'agit du Tatarstan, du Bachkortostan et des régions sud de la Russie", a ajouté M.Panfilov.

Selon l'expert, la Russie possède des régions où les journalistes sont relativement libres. Toutefois, il a refusé de les nommer.

"Je ne me hasarderais pas à les nommer, car il est possible qu'après m'avoir lu, on se pose des questions sur la loyauté des autorités dans ces régions. La seule chose que je puisse dire, c'est qu'en Sibérie il existe quelques régions où les journalistes sont plus ou moins libres. La même chose vaut à propos de deux régions de l'Oural, en Russie centrale", a estimé M.Panfilov.

Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала