TOKYO OFFICIEL PRESENTE SES EXCUSES A MOSCOU POUR UNE PUBLICATION SUR LES ILES KOURILES

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Le MAE du Japon a dû présenter des excuses à la Russie pour la publication dans les médias nippons d’un document gouvernemental, où il est dit que les îles Kouriles « étaient occupées illégalement » par la Russie.
Le MAE du Japon a dû présenter des excuses à la Russie pour la publication dans les médias nippons d’un document gouvernemental, où il est dit que les îles Kouriles « étaient occupées illégalement » par la Russie.
Après la parution de ce document dans la presse le MAE l’a immédiatement retiré, en expliquant sa publication par une confusion ministérielle. Il s’agissait en fait d’une réponse non approuvée des autorités à la demande d’un député. Le fait de son envoi aux médias est qualifié « d’erreur incroyable, demandant des excuses ».
Le ministère des AE a précisé qu’un parlementaire avait demandé des commentaires pour la déclaration du ministre des Transports Seizi Maehara, ayant appelé dans son intervention du 17 octobre quatre îles Kouriles (Iturup, Kunashir, Shikotan et Habomai) « illégalement occupées ». La réponse non entérinée à cette demande a été par erreur envoyée aux médias.
La question touchant la nationalité de quatre îles Kouriles est depuis près de 50 ans une pierre d’achoppement dans les rapports entre la Russie et le Japon, estime l’orientaliste Vsevolod Ovtchinnikov. L’URSS, dont la Russie est le successeur, a obtenu ces îles à la suite des accords de Yalta et de Potsdam. Or le Japon ne veut pas l’accepter, remarque l’expert.
Dès les années 50 du siècle dernier le Japon ne cesse de dire que les accords de Yalta et de Potsdam ne sont que des déclarations d’intention. Et que le seul document juridique, touchant la frontière russo-nipponne est le traité de Shimoda de 1855. Selon lui, la frontière passe entre les îles Urut et Iturup. C'est-à-dire que les quatre îles litigieuses se trouvent du côté japonais.
Cependant, selon M. Ovtchinnikov, le traité de San-Francisco fixe en clair que le Japon renonce à tous les droits aux îles Kouriles. En 1956 Moscou et Tokyo ont signé une déclaration sur la fin de l’état de guerre et un rétablissement des relations diplomatiques. L’article dix de cette déclaration indique que l’URSS est prête à rendre les îles de Habonai et de Shikotan après la signature d’un traité de paix à titre de bonne volonté, note l’expert. Certains hommes politiques du Japon cherchent à spéculer sur ce document. Ils insistent que le traité de paix ne sera signé qu’après la remise de toutes les quatre îles litigieuses au Japon.
La position officielle sur cette question a été formulée par le nouveau Premier ministre du Japon Yukio Hatoyama. A son avis, le traité de paix entre les deux pays doit être conclu de la vie de la génération actuelle. Et ce différend territorial ne doit pas freiner les échanges économiques et commerciaux et la coopération internationale.
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