LA COOPERATION ARABO-AFRICAINE MARQUE UN PROGRES

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La 13ème séance des ministres des Affaires Etrangères des pays membres du Comité permanent de coopération arabo-africaine qui s’est tenue ces jours-ci à Tripoli a marqué  un progrès dans la coopération arabo-africaine. Le fait que les chefs des diplomaties de 24 pays des deux communautés et qu’Amr Moussa, Secrétaire Générale de la Ligue des Etats Arabes, et Jean Ping, président de la commission de l’Union Africaine, aient participé à la séance et les décisions qui y aient été prises en sont une preuve incontestable

L’approbation de la stratégie de la coordination des positions des pays arabes et africains sur les problèmes internationaux qui concernent les intérêts des deux communautés est la principale décision adoptée à la séance. Il n’y a pas eu de percée cependant dans leurs relations, écrit Alexei Grigoriev, mail elles ont été marquées d’un progrès à Tripoli. Rappelons à cet effet que le Comité s’est réuni la dernière fois en 2001 à Alger à l’initiative des autorités algériennes. Cette longue pose atteste que les communautés arabe et africaine sont confrontées au problème du manque de compréhension. On connait, d’ailleurs, les causes de ces problèmes. La principale en est la critique virulente  que le leader libyen Mouammar Kadhafi a faite  à l’égard des régimes arabes modérés qui avaient renoncé à soutenir la Libye dans ses efforts de surmonter les sanctions internationales imposées par l’Onu sous la pression des États-Unis et de la Grande-Bretagne. Au point que Mouammar Kadhafi a menacé de rompre avec le monde arabe et que la Libye élargirait sa coopération avec les pays africains. Le colonel Kadhafi a fini par réaliser ce qu’il avait promis, ayant créé la Communauté des pays de l’espace Sahara-Sahel regroupant les pays voisins  de la Libye dans la région. On peut évoquer l’autre idée du leader libyen, absurde selon certains pays arabes modérés : la création de la Fédération « Le Grand Sahara » qui regroupe tous les pays africains du grand désert du continent et le Yémen, la Syrie et l’Irak. Nombre de pays africains ont appris avec inquiétude certaines idées de Mouammar Kadhafi, par exemple la création des États-Unis d’Afrique et la transformation de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) en Union africaine (UA). L’UA remplacerait à la longue l’OUA; en ci qui concerne les États-Unis d’Afrique, leur formation a été ajournée à l’unanimité par la majorité des pays africains au sud du Sahara et par les pays arabes du Maghreb, membres de l’UA, à des temps meilleurs. « L’Union de la Méditerranée », créée à l’initiative du président français Sarkozy, a été la pomme de discorde entre les communautés arabe et africaine. L’Union a regroupé les États européens avec les pays arabes de la Méditerranée ayant laissé en marge pratiquement toute la communauté africaine. Il semble que la plupart des causes empêchant le rapprochement des pays arabes et africains a reculé. Le besoin en coordination des actions communes entre eux se profile avec éclat aujourd’hui. Amr Moussa, secrétaire générale de la Ligue des États arabes, et Jean Ping, président de la commission de l’Union africaine, ont insisté sur ce besoin à Tripoli. Les ministres des Affaires étrangères des pays membres du Comité ont eux aussi parlé de la nécessité d’une telle coopération. Ils ont approuvé le rapport sur l’état et les perspectives de la coopération entre ces communautés, présenté en commun par la commission de l’UA et la direction de la LEA, le programme d’actions communes des pays arabes et africains dans les domaines politique, culturelle, agricole, commerciale et d’investissement. Amr Moussa et Jean Ping ont communiqué que la séance est tenue à Tripoli dans le but de préparer le 2ème sommet arabo-africain dont la date, le lieu et l’ordre du jour devraient être établis. En développant les idées de son collègue arabe, Jean Ping a noté dans son intervention que la coopération arabo-africaine repose sur le besoin de lever d’une manière adéquate et concertée les défis communs dans les domaines de la paix, de la sécurité, du développement, de la société et de l’économie qui se posent devant les communautés. Le président de la commission de l’UA a déclaré aussi que le 2ème sommet arabo-africain discuterait de la possibilité de mise en œuvre des initiatives avancées pars les pays arabes et africains en vue de régler les problèmes actuels auxquels sont confrontées les deux régions. Jean Ping a particulièrement noté un potentiel important de coopération économique et commerciale entre les pays arabes et africains. En prenant en considération d’importantes ressources naturelles et humaines, le besoin commun en développement industriel, de combattre la pauvreté et le sous-développement avant tout des pays africains en mettant en contribution les immenses ressources financières accumulées par certains pays africains producteurs de pétrole, toutes les deux régions ont tout le nécessaire pour développer une coopération et un commerce mutuellement avantageux   pour les deux communautés, a déclaré Jan Ping. Il manque cependant la volonté politique de leaders des pays des communautés pour mettre en valeur cet immense potentiel.  Mais c’est un autre sujet dont on a parlé moins à Tripoli plutôt que de l’intention d’élargir les liens et la coopération arabo-africaine.

 

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