Les ministres des AE d’Arménie et de Turquie ont signé deux protocoles à Zurich suisse. L’un sur l’établissement des relations diplomatiques et l’autre sur le développement de ces relations. Avant les relations diplomatiques n’existaient pas entre les deux pays et leur frontière commune était fermée depuis 1993.
Les contradictions entre la Turquie et l’Arménie ont deux raisons : l’absence de règlement du problème du Haut Karabakh et le massacre de 1,5 millions d’Arméniens en 1915 dans l’Empire Ottoman. Les représentants arméniens à travers le monde cherchent à obtenir la reconnaissance internationale de ces événements du début du 20e siècle comme d’un génocide. La Turquie s’y oppose. De plus, Ankara soutient la partie azérie dans le conflit à propos du Haut Karabakh.
Ces contradictions ont failli mettre en échec la signature des protocoles à Zurich. Trois heures de médiation des diplomates russes, américains et européens ont permis de redresser la situation.
Les négociations à Zurich attestent de la gravité de ces contradictions. Une première démarche est très importante, même si le chemin à parcourir ne promet pas d’être facile. A présent les protocoles signés par les ministres des AE doivent être ratifiés par les parlements des deux pays. Les politologues considèrent que ce processus sera difficile.
Les contradictions entre la Turquie et l’Arménie ont deux raisons : l’absence de règlement du problème du Haut Karabakh et le massacre de 1,5 millions d’Arméniens en 1915 dans l’Empire Ottoman. Les représentants arméniens à travers le monde cherchent à obtenir la reconnaissance internationale de ces événements du début du 20e siècle comme d’un génocide. La Turquie s’y oppose. De plus, Ankara soutient la partie azérie dans le conflit à propos du Haut Karabakh.
Ces contradictions ont failli mettre en échec la signature des protocoles à Zurich. Trois heures de médiation des diplomates russes, américains et européens ont permis de redresser la situation.
Les négociations à Zurich attestent de la gravité de ces contradictions. Une première démarche est très importante, même si le chemin à parcourir ne promet pas d’être facile. A présent les protocoles signés par les ministres des AE doivent être ratifiés par les parlements des deux pays. Les politologues considèrent que ce processus sera difficile.
De l’avis de Guéorgui Mirski, collaborateur à l’Institut de l’Economie mondiale et des relations internationales de l’Académie des Sciences de Russie, les obstacles seront sérieux :
En Arménie et en Turquie il y a une forte opposition à cette entente, tout d’abord en Turquie, de nombreux considérant qu’ainsi la Turquie trahit l’Azerbaïdjan.
Le responsable de la section à l’Institut de la CEI Andreï Grozine s’en tien à un avis pareil.
Etant donné le poids historique des rapports entre Arméniens et Turcs la déclaration qu’en échange de l’ouverture de la frontière turque l’Arménie pourrait réduire la tension de l’examen du problème du génocide des Arméniens en Empire Ottoman, a toutes les chances d’être perçu comme un abandon des intérêts nationaux. Et bien entendu, les opposants politiques au pouvoir en place saisiront un aussi excellent moment pour discréditer ce pouvoir.
Selon M. Grozine, dans la société arménienne beaucoup soupçonnent la direction du pays de prendre une position de capitulation et de cacher une partie des ententes avec la Turquie. Le politologue estime que les documents signés en Suisse peuvent ne pas passer par le parlement d’Arménie.
Quant à Guéorgui Mirski, il croit qu’un espoir d’une issue positive subsiste quand même :
Je pense que le président arménien et le Premier ministre turc ont tout de même calculé les voix, pour ne pas se trouver dans une situation malaisée… Il est vrai que l’histoire connaît des cas, où cela se fait spécialement. Un gouvernement signe un accord ou un traité, alors que le parlement ne le ratifie pas. Le Premier ministre dit ensuite : nous avons bien voulu, mais notre pays est démocratique, le parlement n’a pas ratifié, rien à faire. Et donc, je n’exclue pas une telle variante. En politique tout est possible, et pourtant je pense que les deux parlements vont ratifier les protocoles.
Un point de vue semblable a été exprimé par le politologue arménien Alexandre Iskandarian. Il considère que les parlements voteront les protocoles. Tandis que le processus de développement des relations entre l’Arménie et la Turquie pourra prendre du temps. M. Iskandarian a noté que les protocoles étaient en fait des « feuilles de route », un plan d’actions. Il estime que les Etats-Unis, l’Europe et la Russie exercent une pression sur la Turquie afin de poursuivre le processus de développement des rapports avec l’Arménie. La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton l’a en partie confirmé, en déclarant que son pays ferait tout ce qui est possible pour consolider le succès obtenu samedi.
Le ministre des AE de Russie Sergueï Lavrov a noté que son pays était prêt à soutenir le processus de la normalisation des rapports entre l’Arménie et la Turquie en poursuivant des projets de coopération avec les deux pays. M. Lavrov a qualifié la signature des protocoles d’événement marquant. En même temps, le chef de la diplomatie russe a mis en relief que la signature n’était qu’une première démarche et qu’à présent leur ratification rapide et mise en œuvre étaient nécessaires.
En Arménie et en Turquie il y a une forte opposition à cette entente, tout d’abord en Turquie, de nombreux considérant qu’ainsi la Turquie trahit l’Azerbaïdjan.
Le responsable de la section à l’Institut de la CEI Andreï Grozine s’en tien à un avis pareil.
Etant donné le poids historique des rapports entre Arméniens et Turcs la déclaration qu’en échange de l’ouverture de la frontière turque l’Arménie pourrait réduire la tension de l’examen du problème du génocide des Arméniens en Empire Ottoman, a toutes les chances d’être perçu comme un abandon des intérêts nationaux. Et bien entendu, les opposants politiques au pouvoir en place saisiront un aussi excellent moment pour discréditer ce pouvoir.
Selon M. Grozine, dans la société arménienne beaucoup soupçonnent la direction du pays de prendre une position de capitulation et de cacher une partie des ententes avec la Turquie. Le politologue estime que les documents signés en Suisse peuvent ne pas passer par le parlement d’Arménie.
Quant à Guéorgui Mirski, il croit qu’un espoir d’une issue positive subsiste quand même :
Je pense que le président arménien et le Premier ministre turc ont tout de même calculé les voix, pour ne pas se trouver dans une situation malaisée… Il est vrai que l’histoire connaît des cas, où cela se fait spécialement. Un gouvernement signe un accord ou un traité, alors que le parlement ne le ratifie pas. Le Premier ministre dit ensuite : nous avons bien voulu, mais notre pays est démocratique, le parlement n’a pas ratifié, rien à faire. Et donc, je n’exclue pas une telle variante. En politique tout est possible, et pourtant je pense que les deux parlements vont ratifier les protocoles.
Un point de vue semblable a été exprimé par le politologue arménien Alexandre Iskandarian. Il considère que les parlements voteront les protocoles. Tandis que le processus de développement des relations entre l’Arménie et la Turquie pourra prendre du temps. M. Iskandarian a noté que les protocoles étaient en fait des « feuilles de route », un plan d’actions. Il estime que les Etats-Unis, l’Europe et la Russie exercent une pression sur la Turquie afin de poursuivre le processus de développement des rapports avec l’Arménie. La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton l’a en partie confirmé, en déclarant que son pays ferait tout ce qui est possible pour consolider le succès obtenu samedi.
Le ministre des AE de Russie Sergueï Lavrov a noté que son pays était prêt à soutenir le processus de la normalisation des rapports entre l’Arménie et la Turquie en poursuivant des projets de coopération avec les deux pays. M. Lavrov a qualifié la signature des protocoles d’événement marquant. En même temps, le chef de la diplomatie russe a mis en relief que la signature n’était qu’une première démarche et qu’à présent leur ratification rapide et mise en œuvre étaient nécessaires.