DIMITRI MEDVEDEV : LES CONSEQUENCES SOCIALES DE LA CRISE ONT PU ETRE ATTENUEES

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Le président de Russie Dimitri Medvedev a donné une interview à la Première chaîne de télévision nationale. L’entretien circonstancié a porté sur les problèmes touchant la situation intérieure en Russie, ainsi que la politique internationale.
Le chef de l’Etat a reconnu : les pertes réelles de l’économie russe, causées par la crise globale, s’étaient avérées considérablement plus importantes que ne le prédisaient les spécialistes russes, la Banque Mondiale et d’autres organisations expertes. La chute du PIB, attendue cette année, pourra dépasser 7 %. C’est un chiffre dur, a constaté le président. Dans le même temps, il a noté que les suites sociales de la crise pour la population de Russie ont pu pour une large part être atténuées.
Grâce à des mesures anticrises assez raisonnables on a su éviter le pire en matière de chômage, de retombées financières directes de la crise, de fonctionnement du système bancaire, de la production. L’industrie a souffert le plus, tandis que l’agriculture n’a pas subi des pertes importantes. Qui plus est, on a même enregistré une croissance de plus de 10 % dans l’élevage de la volaille et la production de quelques autres denrées alimentaires. Et même si en raison de la sècheresse la récolté a été un peu moindre les céréales suffiront à satisfaire les besoins internes et à honorer les plans de leur exportation. De toute façon, nous cherchons à rester un gros exportateur des céréales. Cette ligne doit être poursuivie, a estimé M. Medvedev.
Evoquant des sujets de politique extérieure, le président russe a accordé une attention particulière à la situation à propos du Traité de réduction des armements stratégiques offensifs. Il en a été question au cours des entretiens que Dimitri Medvedev a eus avec le président Barack Obama à Moscou et en Amérique. Ce thème concerne tous les Etats sans exception. De l’avis du président russe, des chances sont apparues de s’entendre avec l’administration américaine actuelle :
Un travail actif est mené. Une importante délégation compétente a quitté la Russie pour l’Europe, afin de poursuivre avec des experts américains la concertation de ce document. Le Traité START-1 expire le 5 décembre. En principe, nous avons fixé à nos négociateurs la tâche de se mettre d’accord avant ce terme. Je pense que les chances sont assez bonnes. Mais, de part et d’autre, il convient de montrer de la sagesse, de la volonté d’écouter et d’entendre, de la compréhension de certaines réalités contemporaines. C’est un thème exceptionnellement important, il n’y a pas à en douter. Parce qu’au bout du compte nous devons tendre à un monde libre des armes nucléaires.
Des sociologues, des politologues, des économistes dans différents pays concluent que le monde d’après la crise sera différent. Quelle place y tiendra la Russie ? A quel point élevé sera son autorité dans l’arène internationale ? Quels changements attendent les Russes ? Toutes ces questions sont largement débattues dans la presse. Un dialogue régulier du pouvoir et de la société par un aussi grand moyen d’information qu’est la télévision concourt à renforcer la confiance mutuelle, et par là revêt une grande portée.

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