La Russie appelle l’Europe a soutenir le secteur pétro-gazier ukrainien

© Sputnik . Михаил Фомичев / Accéder à la base multimédiaViktor Tchernomyrdine
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Viktor Tchernomyrdine, représentant spécial du président russe chagé de la coopération économique avec la CEI et ancien ambassadeur de la Russie en Ukraine, a appelé l’UE à accorder une aide réelle à l’Ukraine pour moderniser son système de transport de gaz.

Viktor Tchernomyrdine, représentant spécial du président russe chagé de la coopération économique avec la CEI et ancien ambassadeur de la Russie en Ukraine, a appelé l’UE à accorder une aide réelle à l’Ukraine pour moderniser son système de transport de gaz. Il a fait cette déclaration au sommet annuel de Stratégie européenne d’Ialta, une organisation internationale indépendante.

Viktor Tchernomyrdine a critiqué l’attitude adoptée par l’UE envers le secteur pétro-gazier ukrainien. D’une part, l’UE aurait décidé de soutenir la modernisation du système de transport de gaz (STG) de l’Ukraine car elle a signé une résolution à cet effet, mais, en réalité, Kiev se voit toujours imposer de nouvelles conditions de sa part. Cependant, a rappelé le représentant spécial de la Russie, le STG de l’Ukraine est le plus puissant de l’Europe. La Russie produit du gaz, l’Europe le consomme et l’Ukraine transborde le gaz. Tous les participants au système doivent le soutenir et le développer.

Cependant, l’UE a une approche différente du problème. D’après José-Manuel Pinto Tisseira, chef de la représentation de l’UE en Ukraine, l’Europe paie pour le gaz sa valeur marchande et elle ne doit pas s’occuper du problème de Naftogaz. Les problèmes qui ont empêché en janvier dernier le transit de gaz russe en Europe par l’Ukraine ne sont pas toutefois réglés. Par conséquent la crise pourrait se répéter en hiver, compte tenu de l’endettement de la société ukrainienne. La dette serait entre 4 et 12 milliards d’euros.

La situation de Naftogaz s’améliorerait ces derniers temps. Les consommateurs internes la paient d’une façon plus ou moins régulière. La Russie a fait plusieurs démarches amicales : elle a payé jusqu’à la fin de l’année pour le transit en Europe et n’a pas pénalisé l’Ukraine pour ne pas avoir stocké les volumes de gaz prévus par le contrat. La presse a néanmoins reçu l’information que Naftogaz serait au bord de la faillite. Elle ne serait pas en mesure de payer le 30 septembre 500 millions de dollars pour rembourser les obligations européennes et elle a l’intention  de demander de restructurer sa dette.

Les experts supposent que la situation de Naftogaz serait difficile mais elle pourrait se régler. Konstantin Simoniov, expert de l’énergétique, pense au sujet de Naftogaz que le président Viktor Iouschenko et la première ministre Iulia Timochenko ont d’autres chats à fouetter en ce moment.

"Naftogaz pourrait être sauvée. Mais puisque aucun homme politique ukrainien n’a l’intention de la sauver, sa situation  est  très mauvaise. N’oublions pas que pour la Russie la question si Naftogaz dépose son bilan ou non n’est pas théorique. Parce que Naftogaz doit acheter du gaz et le stocker dans les réservoirs souterrains pour en assurer le transit vers l’Europe".

En d’autres termes, la Russie et l’Europe pourraient de nouveau être prises en otages par la situation politique interne de l’Ukraine. Dans l’idée, le représentant de l’UE en Ukraine a raison en disant que les problèmes financiers d’une société autonome dans un Etat souverain ne doivent pas concerner les consommateurs européens et les fournisseurs russes. Théoriquement parlant c’est ainsi. Mais en pratique, la partie du lion du gaz est acheminé en Europe par Naftogaz. L’UE devrait, tout en espérant que  les partenaires ukrainiens respectent leurs engagements, réagir à l’appel de Moscou et endosser une partie des risques financiers en vue de régler le problème gazier du pays de transit.

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