LE COMITE MILITAIRE DE L’OTAN : RETABLIR LA COOPERATION MILITAIRE AVEC LA RUSSIE EST UN ELEMENT IMPORTANT DU PARTENARIAT

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La période de refroidissement dans les rapports entre l’OTAN et la Russie, commencée après l’attaque armée de la Géorgie contre l’Ossétie du Sud, doit prendre fin.
La période de refroidissement dans les rapports entre l’OTAN et la Russie, commencée après l’attaque armée de la Géorgie contre l’Ossétie du Sud, doit prendre fin. Tel était le leitmotiv de la réunion du Comité militaire de l’OTAN, organe militaire suprême de l’Alliance, qui a achevé ses travaux samedi près de Lisbonne.
« Nous souhaitons un progrès et comptons en cela aussi sur la partie russe », dit le président du Comité Giampaolo di Paola. Nous voulons avancer, du point de vue politique, comme militaire. Et nous croyons que le rétablissement des relations de coopération avec la Russie dans la sphère militaire est un élément très important ».
La conférence de deux jours du Comité militaire de l’OTAN était axée sur une nouvelle conception stratégique de l’Alliance, notamment, son futur rôle en Afghanistan. Les regards de l’OTAN tournés vers la Russie ont une raison. Les troupes soviétiques se trouvaient en mission en Afghanistan, et donc notre pays compte beaucoup de spécialistes, connaissant bien la spécificité de cette région. Même après une telle déclaration à peine doit-on envisager une coopération dans l’immédiat, considère Anatoli Tsyganok, chef du Centre des prévisions militaires à l’Institut de l’analyse politique et militaire. Il ne faut pas se dépêcher et bien soupeser les « pour » et les « contre ».
Ce n’est pas pour la première fois que l’OTAN parle d’une coopération avec la Russie, mais souvent elle s’avérait boiteuse. Comme c’est le cas de la coopération en Europe sur le bouclier antimissile, dont les Américains insistent devoir tenir en main les ficelles. A présent on ne cesse de dire à l’OTAN que la Russie fera bien de continuer d’aider l’Alliance en Afghanistan avec le transport aérien, de livrer des chargements dans ce pays. A mon avis, parallèlement à cela le ministère des AE de Russie a à travailler indépendamment avec l’Afghanistan, rechercher ses points de contact dans ce pays : peut-être, construire des autoroutes, refaire celles, construites dans le temps par l’Union Soviétique. Mais en aucun cas nous ne devons pas abandonner l’Afghanistan.
« Un tango se danse à deux, a dit le chef du Comité militaire de l’OTAN Giampaolo di Paola. – Et nous espérons toujours pouvoir danser ensemble ».
Certes, ce n’est qu’en conjuguant les efforts qu’on saura délier le nœud des problèmes inextricables de l’Afghanistan. Il ne tient qu’au mécanisme et aux modalités de cette coopération. Celles-ci doivent arranger les deux parties, les deux partenaires du couple qui s’apprête à danser.
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