LE PRESIDENT DE RUSSIE DIMITRI MEDVEDEV A QUALIFIE DE « MENSONGE CYNIQUE » UNE REEVALUATION DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE

S'abonner
Le président de Russie Dimitri Medvedev a qualifié de « mensonge cynique » certaines interprétations contemporaines des causes du commencement de la Seconde guerre mondiale, qui courent actuellement en Europe. A savoir : les déclarations au sujet d’une responsabilité égale pour le déclenchement de la Seconde guerre mondiale de l’Allemagne fasciste et de l’URSS. C’est ce qu’il a dit lors de son entretien avec un présentateur de la chaîne de télévision « Russie ».
M. Medvedev a appelé la Seconde guerre mondiale la plus grande tragédie du 20e siècle. Il est convaincu qu’il ne peut y avoir d’autre évaluation à ces événements, qui ont emporté près de 70 millions de vies. C’est autre chose, comment ils sont interprétés dans différents pays.
Il y a encore 20-30 ans durant la période de l’opposition des blocs dits de l’Ouest et de l’Est, l’OTAN et l’Organisation du Traité de Varsovie, tous étaient unanimes que le fascisme avait reçu une évaluation adéquate, que les criminels nazis ont été condamnés et punis comme ils le méritaient par le Tribunal international de Nuremberg. Et cela malgré la différence des approches idéologiques.
Aujourd’hui, hélas, on constate un recul visible en matière de l’évaluation de la Seconde guerre mondiale. A présent, selon le président, tous semblent partager les mêmes valeurs, mais des choses arrivent dans certains pays et structures internationales qui surprennent au plus haut point.
Les Etats baltes et même l’Ukraine présentent les anciens acolytes des hitlériens comme leurs héros nationaux, qui auraient combattu pour la libération de leurs pays. Bien que tous comprennent ce que c’était en réalité, on baisse pudiquement les yeux, pour ne pas gâter les relations.
Le chef de l’Etat russe a de même rappelé que l’Assemblée Parlementaire des pays d’Europe « avait récemment mis sur le même plan et a rendu également responsables pour la Seconde guerre mondiale l’Allemagne nazie et l’Union Soviétique ».
Mais là c’est tout bonnement un mensonge cynique. On peut se comporter différemment envers l’Union Soviétique, on peut se montrer très critique envers le régime politique qui était en Union Soviétique, envers ses leaders de l’époque. La question est de savoir qui a commencé la guerre, qui massacrait les gens et qui sauvait des millions de vies, qui, au bout du compte, a sauvé l’Europe.
Le président est convaincu qu’il est inadmissible que l’histoire soit réévaluée par complaisance à certains Etats. Il a appelé à ménager l’histoire commune. Tout particulièrement dans les questions qui avaient en leur temps reçu une évaluation univoque de la part du monde entier. C’est aussi manquer de perspicacité que de faire exploser des instituts, formés à la suite de tels événements tragiques. Nous ne sommes pas en droit de le rayer dans les intérêts de tels ou tels autres Etats, qui sont au stade de devenir, en train de former leur identité nationale.
Le principal enseignement à tirer du 70e anniversaire du commencement de la plus grande catastrophe du 20e siècle, la Seconde guerre mondiale, est de ne pas réévaluer l’histoire, mais d’en tirer des leçons et de penser à l’avenir.
Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала