La Commission Européenne propose de gonfler son effectif pour la sécurité énergétique

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La Commission Européenne qui assume les fonctions du gouvernement de l’Europe Unie a adopté 2 documents qui, selon elle, permettent aux pays de l’UE de se préparer aux interruptions des livraisons de gaz et d’agir avec cohérence et efficacité dans des conditions d’urgence.

         Cette fois-ci, ce sont le Conseil des chefs d’États de l’UE et le Parlement européen qui doivent examiner le « Plan d’actions préventives » et le « Plan d’urgence » en cas d’interruption de l’importation du gaz. Une fois approuvés, les documents entreront en vigueur  à partir du 1er avril 2010. Bruxelles propose aux pays de l’Europe de former des « organes de pouvoir compétents » qui surveillent la « sécurité des livraisons de gaz dans le plus large sens». La Commission pourrait déclarer l’état d’urgence si même un seul pays l’informe de la diminution de l’importation journalière de gaz ou d’une augmentation de sa demande de 10% et elle doit le faire si, au moins, 2 États de l’UE l’en informent. Il est prévu, en l’occurrence, d’adopter des mesures de lutte contre la crise du gaz, ne relevant pas des règles du marché, comme par exemple un transfert forcé aux sources énergétiques alternatives et à d’autres mesures non mentionnées, dans le but de diminuer la demande en gaz.

Ces propositions n’attestent pas seulement le souci des la fiabilité des livraisons de fluides, mais aussi de la lutte pour le pouvoir en Europe. C’est l’opinion de Serguei Pravossoudov, directeur de l’Institut d’énergétique nationale. 

         "C’est en réalité l’ancienne confrontation entre la Commission européenne et les gouvernements de certains pays européens. Les gouvernements s’occupent aujourd’hui des problèmes énergétiques alors que la Commission européenne s’efforce, depuis des années, d’obtenir ces pouvoirs, sans succès pour le moment. Elle tente de faire adopter ces nouvelles normes pour arriver à ses fins et diriger la politique européenne dans le secteur énergétique".

         De l’avis de Serguei Pravossoudov, ce n’est pas le nombre de structures bureaucratiques et d’emplois  pour les hauts fonctionnaires qu’il faut augmenter pour assurer les livraisons de gaz en Europe, mais celui de ses livraisons elles-mêmes.

"Dans sa rédaction courante, c’est une la proposition de créer à Bruxelles de nouveaux emplois pour ses fonctionnaires qui soient responsables de quelque chose. La Commission européenne doit se soucier d’autres problèmes : le développement de l’infrastructure de transit, la création de nouveaux gazoducs pour l’Europe. Autrement dit, elle doit s’occuper de l’augmentation de la demande sur le marché au lieu de la redistribution des volumes existants. Et, bien sûr, s’abstenir de la création de nouvelles organisations bureaucratiques dont le rendement serait nul".

Comme l’a récemment déclaré Andris Piebalgs, commissaire européen, chargé de l’énergie, la construction de nouveaux gazoducs, comme « North Stream », qui relient en direct la Russie et l’Allemagne, représente une mesure des plus importantes pour assurer la sécurité énergétique de l’Europe.

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