La Corée du Nord teste ses missiles et l’étendue de la patience de la communauté internationale. Samedi, elle a fait 7 tirs de missiles en même temps, ayant choisi à dessein ce jour, important pour les Etats-Unis, qui fêtent leur indépendance.
Il parait qu’il s’agit des missiles balistiques de courte portée. Tous les missiles ont couvert près de 400 km avant de tomber dans la mer Japonaise. Cet événement a eu lieu deux jours après les tirs précédents. Ainsi, Pyongyang a montré une fois de plus son obstination à ignorer l’avis de la communauté internationale, exprimé dans les résolutions du Conseil de sécurité des nations-Unies, lui interdisant de développer des programmes nucléaires et balistiques. Le président de Russie Dmitri Medvedev a noté dans une interview aux médias italiens que ces programmes de Pyongyang inspiraient une inquiétude sérieuse, et il en a expliqué les raisons :
Si l’Iran, lui, communique avec la communauté internationale, la Corée du Nord a coupé tous les contacts. Les négociations entre les six qui s’occupaient du problème nucléaire nord-coréen ne se font plus. La Corée du Nord continue les essais nucléaires, elle lance des missiles de petite, moyenne et grande portée. Les missiles nord-coréens couvrent une distance plus grande. Cela ne peut pas nous laisser indifférents, car nous nous trouvons à proximité de cet état, a noté Dmitri Medvedev.
Il a rappelé que la Russie et la Corée du Nord avaient, traditionnellement, de bonnes relations de partenariat. Mais ce qui se passe actuellement dans ce pays, ne peut pas laisser indifférent. Nous nous sommes donc joints aux autres membres des négociations sur le problème nucléaire nord-coréen pour que le CS de l’ONU prenne une résolution à ce sujet. Nous estimons que cette mesure était opportune. Pourtant, le président s’est prononcé contre l’introduction des sanctions supplémentaires à l’encontre de Corée du Nord, qui pourraient rendre la situation encore plus compliquée. A son avis, le dialogue avec Pyongyang n’a pas d’alternative. Nous devons chercher de nouvelles voies et solutions pour faire reprendre le dialogue à nos collègues nord-coréens et pour éviter le pire des scénarios, croit Dmitri Medvedev.
Un autre négociateur important sur le problème nucléaire nord-coréen, la Chine, partage entièrement la position de Russie. Moscou et Pékin ont confirmé cette semaine leur attachement à la tâche de la dénucléarisation totale et irréversible de la Péninsule Coréenne.