La Russie compte sur la reprise de la coopération et un dialogue franc avec l’OTAN

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Les activités du Conseil Russie-OTAN au niveau des ministres des Affaires étrangères reprennent aujourd’hui dans l’ile grecque de Corfou. Un commentaire de notre observateur Anatoli Potapov. La réunion du Conseil est déclarée non officielle.


Les activités du Conseil Russie-OTAN au niveau des ministres des Affaires étrangères reprennent aujourd’hui dans l’ile grecque de Corfou. Un commentaire de notre observateur Anatoli Potapov.
La réunion du Conseil est déclarée non officielle. Cela qui signifie qu’elle n’a pas d’ordre du jour fixe et ne prendra pas de décisions sur les documents conjoints, ce qui est compréhensible, car il s’agit d’un premier contact des chefs de la diplomatie de Russie et de l’OTAN après la rupture des rapports en août dernier à la suite des actions énergiques de la Russie pour stopper l’agression de la Géorgie contre l’Ossétie du Sud.
Notons que deux facteurs ont favorisé la convocation du Conseil Russie-OTAN – la rencontre des ministres des affaires étrangères de l’OSCE, qui se tiendra simultanément à Corfou, et la proposition de « dialogue constructif », faite à la Russie par le nouveau secrétaire général de l’Alliance Anders Fog Rasmussen, éminent homme politique du Danemark. Selon la presse occidentale l’OTAN aurait l’intention de discuter à cette réunion de sphères éventuelles de coopération militaire, comprenant les échanges d’informations sur la situation en Afghanistan et en Iran. Il pourrait également s’agir de la reprise de la participation de la flotte russe de la mer Noire à l’opération antiterroriste de l’OTAN en Méditerranée et de la lutte commune contre la piraterie. Cependant, comme l’a déclaré le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov à la veille de la rencontre à Corfou, il ne sera pas question de coopération militaire qu’après la reprise complète du dialogue politique de l’Alliance avec la Russie. Et voici l’opinion de Sergueï Merkedonov, expert de l’Institut d’analyse politique et militaire. 
Je pense que la reprise des activités du Conseil Russie-OTAN est logique. Il a souvent été dit au cours des réunions des commissions et des comités atlantiques que de nombreuses sphères demandent la présence de la Russie. Les deux parties ont aussi des positions communes. D’ailleurs, l’OTAN n’est pas une structure abstraite – elle se compose d’Etats concrets, dont plusieurs entretiennent des relations très positives avec la Russie. Notamment l’Italie, l’Allemagne et la France. Il existe beaucoup de positions communes sur le partenariat économique. Je pense que la coopération entre la Russie et l’OTAN n’a pas d’alternative réelle, a déclaré l’expert.
Ajoutons que la réunion officielle du Conseil Russie-OTAN devrait se tenir en septembre. Selon le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, Moscou espère que l’initiative du président russe concernant le nouveau Traité de sécurité européenne fera l’objet d’un dialogue sérieux. Et d’après Dora Bakoyannis , son homologue grecque , le but principal du Conseil Russie-OTAN est de renforcer la confiance et la coopération concrète, compte tenu du rôle particulier de la Russie dans le système de sécurité mondiale
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