Khamenei et Obama ont des avis différents sur les actions de l'opposition iranienne

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Le chef suprême de l’Iran Ayatollah Khamenei a appelé, dans son intervention, l’
Le chef suprême de l’Iran Ayatollah Khamenei a appelé, dans son intervention, l’opposition a « reprendre ses esprits et à réfléchir à leur comportement ». C’est que, par leurs actions, les chefs de l’opposition poussent le pays à l’anarchie et à l’effusion du sang, croit le leader spirituel iranien. Il a déclaré également que certains pays occidentaux s’étaient mis à s’ingérer dans les affaires intérieures de l’Iran, doutant de la légitimité des élections présidentielles. Le président américain Barak Obama s’est dit inquiet par le contenu et le ton des paroles du leader spirituel iranien.
Les meetings de l’opposition à Téhéran, qu’ayatollah Khamenei a demandé d’arrêter d’urgence, pour le porte-parole de la Maison-Blanche Robert Gibbs est « un signe de courage sans précédent ». La position des Etats-Unis à l’égard des événements en Iran a subi des transformations tout au long de la semaine. D’abord, Washington s’abstenait de tout commentaire au sujet des événements en Iran, soulignant que ses citoyens étaient libres d’exprimer leurs avis si cela n’entrainait pas la violence. Mais la dernière intervention du président américain, c’est un reflet net de l’attitude de la maison Blanche envers les événements. Elle ne coïncide pas avec les appréciations du leader spirituel iranien. « Nous appelons le gouvernement iranien à arrêter les actions violentes à l’encontre de son peuple », stipule la déclaration du président américain. « Le gouvernement de l’Iran doit comprendre que le monde suit de près les événements. Nous pleurons chaque vie d’un innocent perdue », a noté Barak Obama.
Cette différence des appréciations des événements à Téhéran par les deux leaders a incité l’opposition à l’escalade des protestations. Au moins 19 personnes ont péri, mais, certaines sources, il y a beaucoup plus de victimes, jusqu’à 150. L’initiateur principal des désordres, Mir Hossein Moussavi a appelé les habitants de Téhéran à la grève en cas de son arrestation. Selon ce politique, âgé de 67 ans, il est prêt à devenir un martyr-chahid de la révolution islamique au nom de la justice.
Moussavi boycotte la rencontre avec le Conseil des Gardes de la constitution islamique où ses plaintes contre les résultats des élections présidentielles doivent être étudiées. Cette démarche, c’est un défi direct au chef suprême de l’Iran Ayatollah Khamenei . Certains observateurs régionaux expliquent son insistance et son intransigeance par le fait qu’il a recueilli plus de voix que le chef d’état dans la capitale Galina Koulaguina, notre expert, croit qu’il existe une autre raison.  
Je vais vous dire pourquoi. L’Occident, notamment, les Etats-Unis, est intéressé à avoir affaire à Moussavi, ils trouveraient plus facilement un langage commun. En plus, la diaspora iranienne à l’étranger influe sur l’occident et les Etats-Unis. Cette diaspora est grosse, elle est contre le régime actuel.
Il est possible que ce soit la clef de l’énigme : pourquoi le leader de l’opposition iranienne, homme respectable, âgé, qui a perdu les élections, a-t-il eu subitement l’idée de devenir un martyr-chahid ? D’ailleurs, ce sont les autres gens qui périssent…


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