"On fait tout pour que l'enfant n'ait pas de mère, pour qu'elle ne me reconnaisse pas, pour qu'elle ne se souvienne pas de moi, pour qu'elle ne communique pas avec moi, etc.", a indiqué la Russe qui n'a pas le droit d'influer sur le sort de sa fille.
Le 12 juin prochain, le juge de la ville de Tarascon devra statuer sur le partage de l'autorité parentale entre Irina Belenkaïa et Jean-Michel André, en instance de divorce, qui se déchirent pour la garde d'Élise âgée de 3 ans et demie. Début mai, Mme Belenkaïa a signé un projet d'accord à l'amiable avec Jean-Michel André, préparé par les avocats des parties. Le père d'Élise n'a pas encore signé le document.
"Nous nous sommes revues deux fois (avec Élise) - la première pendant 30 minutes et la deuxième pendant 15 minutes. Nous ne savons pas ce qui arrivera la troisième fois. Il y avait une entente préliminaire d'organiser une nouvelle rencontre samedi prochain, mais nous n'avons pas reçu d'autres informations", a indiqué Mme Belenkaïa à RIA Novosti.
En deux ans, Élise a été enlevée à trois reprises. En 2007, elle a été emmenée en Russie par sa mère après la séparation des époux, avant d'être ramenée par son père à Arles où il réside, à l'automne 2008, déclenchant l'ouverture d'une enquête pour enlèvement en Russie. Le 20 mars dernier, la fillette a été enlevée à Arles par deux hommes et une femme qui ont passé à tabac son père. M.André a accusé Irina Belenkaïa d'être l'auteure du rapt.
Le 12 avril, Irina Belenkaïa a été arrêtée en Hongrie en vertu d'un avis de recherche d'Interpol alors qu'elle s'apprêtait à gagner avec Élise l'Ukraine par la route, en direction de Moscou. Quelques jours plus tard, la fillette regagnait la France avec son père. Après avoir été extradée par la Hongrie vers la France, Irina Belenkaïa a été mise en examen à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) pour soustraction d'enfant par ascendant et complicité de violences volontaires. Laissée en liberté sous contrôle judiciaire, elle est toutefois tenue de répondre à toute convocation de la justice française.