"Ce sera un procès civil pour régler le problème de l'éducation de la petite Elise par Jean-Michel André et Irina Belenkaïa. Nous nous préparons à ce procès et ne sommes pas encore en mesure de dire si cette décision sera définitive", a indiqué M.Koutcherena, intervenant en qualité de médiateur dans le conflit.
Selon lui, Mme Belenkaïa assistera au procès, mais n'a pas encore décidé si elle resterait en France d'ici là ou rentrerait pour un certain temps en Russie.
Après avoir été extradée par la Hongrie, la mère de la fillette franco-russe, Irina Belenkaïa, a été mise en examen mercredi soir en France, à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), pour soustraction d'enfant par ascendant et complicité de violences volontaires. Laissée en liberté sous contrôle judiciaire, elle est toutefois tenue de répondre à toute convocation de la justice française.
Irina Belenkaïa avait été arrêtée le 12 avril dernier en Hongrie en vertu d'un avis de recherche d'Interpol alors qu'elle s'apprêtait à gagner l'Ukraine par la route avec Elise, en direction de Moscou. Quelques jours plus tard, la fillette regagnait la France avec son père.
Les deux parents, en instance de divorce, se disputent la garde d'Elise, 3 ans et demi, chacun ayant obtenu dans son pays respectif la garde de la fillette.
En deux ans, Elise a été enlevée à trois reprises. En 2007, elle a été emmenée en Russie par sa mère après la séparation des époux, avant d'être ramenée par son père à Arles où il réside, à l'automne 2008, déclenchant l'ouverture d'une enquête pour enlèvement en Russie. Le 20 mars dernier, la fillette a été enlevée à Arles par deux hommes et une femme qui ont passé à tabac son père. M.André a accusé Irina Belenkaïa d'être l'auteure du rapt.