Un premier round de négociations russo-américaines sur les armements stratégiques offensifs commence lundi à Moscou. Elles ne promettent pas d’être faciles, mais les deux parties partent de la possibilité de parvenir à un compromis.
Telle est l’opinion des experts russes, chargés de limiter les équilibres stratégiques des deux principales puissances nucléaires. Rappelons que la décision de lancer ces négociations a été prise début avril, au cours de la rencontre des président russe et américain Dmitri Medvedev et Barack Obama à Londres. Les accords conclus en 1991, qui viennent à expiration cette année, ont été appliqués. Il est temps aujourd’hui de réévaluer les arsenaux nucléaires, d’autant plus que le retrait unilatéral des Etats-Unis du Traité ABM de 1972 a créé une situation nouvelle dans le monde. La Russie est préoccupée par les décisions de l’administration américaine précédente, notamment par le déploiement éventuel des éléments du bouclier antimissile en Pologne et en Tchéquie.
Selon l’expert militaire russe Vladimir Dvorkine, les projets de Washington de doter les vecteurs stratégiques en Pologne de charges non nucléaires de précision inquiète particulièrement Moscou. Les négociateurs russes ont l’intention de soulever une autre question, désagréable pour la partie américaine, concernant le potentiel dit de retour. Il s’agit de faire revenir rapidement sur les vecteurs les charges se trouvant en dépôt. On sait qu’en vertu des accords antérieurs les Américains n’ont pas détruit les ogives, mais les ont entreposées. Leur nombre de devrait pas dépasser les moyens éventuels de transport, estime Moscou. Le général à la retraite Pavel Zolotariov donne le chiffre de 15OO ogives pour chacune des parties, sans rapport avec le bouclier antimissile. S’il y a un plafond, ce problème ne sera pas très inquiétant pour Moscou. Tous les observateurs s’accordent pour dire que les négociations sont nécessaires aussi bien à la Russie qu’aux Etats-Unis. Voici l’opinion, exposée à notre correspondant par Nathalie Romachkina, expert de l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationales de l’Académie des sciences de Russie.
La Russie en a besoin autant que les Etats-Unis. C’ est pourquoi, en partant du principe de la primauté du droit international, nous et les Américains, comme Etats nucléaires officiels, devraient appliquer le Traité de non-prolifération nucléaire, dont l’article 6 stipule que nous devons suivre la voie du désarmement, pour que les pays qui font partie du Traité et qui ne possèdent pas d’armes nucléaires, se conforment également aux engagements, découlant de ce document. De ce fait, les processus du désarmement se rattachent à ceux de non-prolifération nucléaire qui sont la base de stabilité stratégique.
Telle est l’opinion des experts russes, chargés de limiter les équilibres stratégiques des deux principales puissances nucléaires. Rappelons que la décision de lancer ces négociations a été prise début avril, au cours de la rencontre des président russe et américain Dmitri Medvedev et Barack Obama à Londres. Les accords conclus en 1991, qui viennent à expiration cette année, ont été appliqués. Il est temps aujourd’hui de réévaluer les arsenaux nucléaires, d’autant plus que le retrait unilatéral des Etats-Unis du Traité ABM de 1972 a créé une situation nouvelle dans le monde. La Russie est préoccupée par les décisions de l’administration américaine précédente, notamment par le déploiement éventuel des éléments du bouclier antimissile en Pologne et en Tchéquie.
Selon l’expert militaire russe Vladimir Dvorkine, les projets de Washington de doter les vecteurs stratégiques en Pologne de charges non nucléaires de précision inquiète particulièrement Moscou. Les négociateurs russes ont l’intention de soulever une autre question, désagréable pour la partie américaine, concernant le potentiel dit de retour. Il s’agit de faire revenir rapidement sur les vecteurs les charges se trouvant en dépôt. On sait qu’en vertu des accords antérieurs les Américains n’ont pas détruit les ogives, mais les ont entreposées. Leur nombre de devrait pas dépasser les moyens éventuels de transport, estime Moscou. Le général à la retraite Pavel Zolotariov donne le chiffre de 15OO ogives pour chacune des parties, sans rapport avec le bouclier antimissile. S’il y a un plafond, ce problème ne sera pas très inquiétant pour Moscou. Tous les observateurs s’accordent pour dire que les négociations sont nécessaires aussi bien à la Russie qu’aux Etats-Unis. Voici l’opinion, exposée à notre correspondant par Nathalie Romachkina, expert de l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationales de l’Académie des sciences de Russie.
La Russie en a besoin autant que les Etats-Unis. C’ est pourquoi, en partant du principe de la primauté du droit international, nous et les Américains, comme Etats nucléaires officiels, devraient appliquer le Traité de non-prolifération nucléaire, dont l’article 6 stipule que nous devons suivre la voie du désarmement, pour que les pays qui font partie du Traité et qui ne possèdent pas d’armes nucléaires, se conforment également aux engagements, découlant de ce document. De ce fait, les processus du désarmement se rattachent à ceux de non-prolifération nucléaire qui sont la base de stabilité stratégique.
La délégation américaine aux négociations sera dirigée par la secrétaire d'Etat adjointe, chargée du contrôle des accords sur le désarmement Rose Gottemoeller, considérée comme une professionelle, ce qui autorise l’espoir que les parties pourront parvenir avant la fin de l’année à des accords mutuellement acceptables.