La Russie passe aux relations de marché dans le commerce avec les pays de la CEI. Elle n’a plus l’intention d’octroyer des subsides aux économies des anciennes républiques soviétiques. Le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, l’a déclaré dans une interview aux médias japonais à la veille de sa visite de travail au Japon. La question des journalistes japonais sur les conditions des exportations des ressources énergétiques.
Le Premier ministre a noté que pendant 15 ans, la Russie aidait les anciennes républiques soviétiques, leur vendant les ressources énergétiques à des prix beaucoup plus bas que ceux du marché. Pendant cette période, nous avons octroyé des subsides aux économies de ces républiques pour des dizaines de milliards de dollars, a constaté Vladimir Poutine. L’époque des facilités est révolue, toutes les transactions se feront désormais aux prix de marché.
Il existe des règles internationales et des formules pour définir le prix d’un produit et des services du transiteur. Après les événements tristes, lorsque l’Ukraine a arrêté le transit du gaz russe aux consommateurs européens, nous avons pu tomber d’accord sur le passage aux relations de marché pour le prix du gaz et son transit. C’est la garantie principale de stabilité des relations dans cette sphère. Si le règlement est retardé, nos compagnies auront le droit d’exiger un acompte de 100%. Faute de quoi, nous avons le droit de réduire les livraisons. Nous espérons qu’on n’en sera pas là. Nous comprenons les difficultés que connaissent les économies des consommateurs des ressources énergétiques. Mais tous les pays assurent les paiements. Nous comptons que nos partenaires en Europe de l’est et de l’Ouest le feront, nos voisins aussi. C’est que la formule des prix que j’ai mentionnée est étroitement liée avec celui du pétrole dans les principales bourses, les prix mondiaux du brut. Le prix du pétrole baisse, celui du gaz aussi. C’est une approche juste. La Russie est prête à étudier la possibilité de soutenir les pays-transitaires et les consommateurs dans la recherche des ressources financières pour ces paiements. Mais nous ne paierons pour personne, a constaté Vladimir Poutine.
Le Premier ministre russe a rappelé que les partenaires japonais, par exemple, n’avaient jamais revendiqué des conditions particulières, étant toujours prêt à payer un prix juste, celui de marché. Vladimir Poutine a souligné que même pendant la période dure de « guerre froide », l’URSS n’avait jamais arrêté les livraisons des ressources énergétiques aux consommateurs.